Essais Premières impressions

Premières impressions du Mercedes-Benz GLB 250 2020 : donner aux gens ce qu’ils veulent

Un coquet VUS Mercedes pratique et agréable à conduire

Un coquet VUS Mercedes pratique et agréable à conduire

Dites, je peux vous parler? Oui, vous, les amateurs de voitures friands du contenu haut de gamme de Motor Trend. Et vous aussi, guetteurs de bonnes occasions qui lisez nos conseils d’achat pratiques. Vous avez tous beaucoup de questions au sujet du nouveau multisegment Mercedes-Benz GLB. Mais ce que vous voulez vraiment savoir, c’est : est-ce un bon véhicule?

Permettez-moi de répondre simplement : oui, ce l’est.

Les passionnés voudront savoir s’il s’agit d’un vrai Mercedes, un véhicule assez digne pour porter l’étoile à trois pointes aux côtés des modèles phares comme le GLS, le GLE et le GLC, notre VUS de l’année 2017. Se conduit-il à la manière d’un Mercedes, même s’il possède une configuration à traction avant? Quant à eux, les consommateurs avertis voudront savoir si l’habitacle du GLB procure la même sensation que celle des autres véhicules de la marque, s’il est un produit de bonne valeur et si l’espace offert comblera tous leurs besoins.

Oui, il répond à tous ces critères.

Ce sont de judicieuses questions à poser. Mercedes n’en est qu’à son deuxième essai de VUS à traction avant. Le constructeur a aussi pris un risque en combinant un châssis compact et trois rangées de sièges.

Abordons tout de suite la pertinence de ce dernier élément : la troisième rangée est optionnelle et réservée aux enfants seulement. Alors, pourquoi la proposer? Parce que réunir tout le covoiturage scolaire dans un VUS Mercedes d’un prix abordable est un excellent argument de vente. Alors que les acheteurs de tous les niveaux de prix se détournent des minifourgonnettes pour lorgner du côté des VUS, surtout des VUS de luxe, ce segment de marché n’attend qu’à être servi.

Tout comme le Land Rover Discovery Sport et le Volkswagen Tiguan, ses concurrents directs, le GLB possède une troisième rangée qui servira en cas d’urgence seulement, alors ne vous y fiez pas trop. Vous utiliserez davantage les sièges coulissants et rabattables de la deuxième rangée, ils offrent beaucoup d’espace autant pour les adultes que pour les adolescents et les enfants ayant besoin d’un siège d’auto. Comme toujours, les sièges avant seront les plus sollicités, ils en ont la capacité et demeureront confortables après plus de 600 kilomètres de route (contrairement aux structures trop étroites et trop fermes des berlines Classe CLA mécaniquement similaires).

Si vous considérez aussi les berlines Classe CLA et Classe A, l’avant de l’habitacle du GLB vous semblera plutôt familier. Le tableau de bord et la console centrale sont des « doubles », et vous remarquerez plusieurs des mêmes caractéristiques.

Si vous consentez au prix suffisamment élevé du concessionnaire, vous pourrez obtenir un régulateur de vitesse adaptatif, un dispositif de maintien de voie avancé et des données de navigation, presque aussi performantes que la fonction Navigate d’Autopilot produite par Tesla. Activez le régulateur de vitesse et le véhicule ralentira à l’abord des virages, contrôlera les arrêts et les départs, et changera de voie lorsque vous activerez le clignotant. Il projettera même sur l’écran d’infodivertissement les images de la caméra orientée vers l’avant et y superposera des flèches de rappel vous indiquant le prochain point de passage (bien qu’un peu tardivement dans le processus).

Malheureusement, l’interface utilisateur encombrante à multicouches est difficile à utiliser. Au moins, l’écran d’infodivertissement fonctionne à effleurement, mais les commandes du pavé tactile de la console centrale et du volant comprennent rarement vos demandes.

Une fois en route, le GLB roule et se conduit comme une grande berline, épousant la route tout en vous offrant une vue en hauteur. La suspension roule confortablement tout en gardant la carrosserie bien ancrée au sol dans les virages afin d’éviter de ballotter les passagers. La direction est réactive et d’un beau poids sans être trop lourde. Les freins offrent également beaucoup de puissance de freinage quand vous en avez besoin, mais ils ne collent pas, ce qui facilite les arrêts en douceur.

La traction intégrale, si vous en faites l’achat, passe inaperçue lorsqu’elle est engagée, ce qui n’arrive généralement que lorsqu’une roue avant perd de sa traction (il est possible de l’engager manuellement en sélectionnant le mode de conduite hors route). Cependant, sa garde au sol très peu supérieure à celle d’une berline nous indique qu’il s’agit d’un VUS de nom seulement – ne vous donnez pas la peine de sortir des sentiers pavés pour le plaisir.

La puissance du moteur de 221 chevaux est plus que suffisante. Avec deux adultes à bord, le GLB 250 n’a aucun mal à passer d’un rapport à l’autre en s’engageant au milieu de la circulation de l’autoroute. Soulignons la nouvelle boîte de vitesses automatique à huit rapports à double embrayage qui n’hésite jamais lorsqu’il s’agit de sélectionner le bon rapport en douceur. Comparée à la boîte à sept rapports de la CLA, la boîte de vitesses du GLB est une révélation.

Le niveau sonore dans l’habitacle du GLB déçoit, le bruit des pneus et du vent sur l’autoroute se fait particulièrement entendre, ce qui est excessif pour un véhicule arborant le logo Mercedes. Élever la voix pour se faire entendre dans un véhicule allemand? Inacceptable.

La bonne nouvelle, c’est que Mercedes n’a pas laissé les comptables fixer les prix pour le modèle. Il vous faudrait cocher presque toutes les cases d’options d’un GLB pour atteindre les 50 000 $ US. Mais revenez aux options les plus populaires et vous disposez d’une technologie et d’un luxe impressionnants pour le prix d’un VUS compact tout équipé de grande marque. Comme un plus grand nombre de clients accordent la priorité au panache plutôt qu’à la capacité, le GLB a beaucoup de bon sens.