Essais

Première sortie : Mercedes-Benz Classe E 2021

Chaud devant, le luxe hybride arrive!

Chaud devant, le luxe hybride arrive!

Au début du mois de janvier, près de Las Vegas, Mercedes-Benz nous a donné l’occasion de faire l’essai de la Classe E 2021 avant qu’elle n’arrive dans les salles d’exposition plus tard cette année. Michael Kelz, responsable du développement de la Classe E, nous a emmenés faire un tour dans le Red Rock Canyon à bord de deux prototypes différents de la Classe E 2021, une E 450 et une E 350e hybride rechargeable, et il nous en a présenté les nouveautés.

La cinquième génération actuelle de la Classe E (nom de code W213) a été lancée en 2017, et les modifications pour 2021 se résument à une refonte de milieu de cycle plutôt qu’à une refonte complète. Bien que les voitures dans lesquelles nous sommes montés étaient légèrement camouflées, on pouvait facilement distinguer les nouveaux carénages frontal et arrière dotés de phares et de feux arrière à DEL redessinés. M. Kelz est plutôt friand de ce design qui, nous a-t-il confié, annonce le langage de conception des futurs modèles des classes C et S.

La première voiture dont nous avons fait l’essai était une E 450 Exclusive à traction intégrale, dotée d’un groupe motopropulseur qu’on ne retrouve pas dans les autres modèles de Classe E non AMG 2021. Il s’agit du moteur turbocompressé semi-hybride de 3,0 litres à six cylindres en ligne de Mercedes auparavant offert sur les CLS 450GLE 450 et GLS 450.

Dans cette version, le moteur semi-hybride à six cylindres en ligne développe 362 chevaux et 369 lb-pi de couple, égalant ainsi la puissance et le couple du moteur V6 biturbo de 3,0 litres qui équipe le modèle sortant. Attendez-vous à passer de 0 à 100 km/h en 5 secondes environ et à une consommation de carburant similaire à celle de la CLS 450, soit 9,8 L/100 km en ville et 7,6 L/100 km sur route.

Dès les premières minutes suivant notre départ, nous avons noté que le moteur offrait des accélérations en douceur et une mise en veille automatique imperceptible comme dans la CLS. De plus, la qualité de la conduite était aussi calme et souple que celle d’une Mercedes-Benz à suspension pneumatique. M. Kelz nous a expliqué que son équipe et lui avaient changé une des soupapes de l’amortisseur pneumatique pour réduire la consommation d’énergie pendant le transport, ce qui contribue à rendre la conduite encore plus souple qu’avant.

À l’intérieur de l’E 450, on remarque immédiatement le double écran de 10,25 pouces pour l’infodivertissement et l’instrumentation, avec lequel nous nous sommes familiarisés dans les modèles récemment repensés comme la Classe A. Ce double écran est accompagné du nouveau système d’infodivertissement MBUX de Mercedes qui répond à « Dis Mercedes » et fonctionne de la même manière que l’assistant personnel d’un téléphone intelligent. Ce système est capable de savoir quel passager lui parle : lorsque M. Kelz a demandé que son chauffage de siège soit allumé, le système a intelligemment activé le sien et non le mien. Impressionnant! Le responsable du développement a également profité de l’occasion pour nous montrer les nouvelles commandes gestuelles telles que les options qui apparaissent dès que votre main s’approche de l’écran et qui ne demandent pas de faire des mouvements circulaires avec le doigt pour régler le volume comme dans une BMW Série 7.

Après avoir parcouru quelques kilomètres dans l’E 450, M. Kelz nous a invités à monter dans la première Classe E hybride rechargeable qui sera vendue aux États-Unis, l’E 350e. (Oui, il y a bien deux E dans son nom.) Offerte en version à propulsion ou à traction intégrale, l’E 350e allie un moteur à essence turbocompressé de 2,0 litres à quatre cylindres à un groupe motopropulseur hybride rechargeable pour générer une puissance combinée de 315 chevaux et un couple de 516 lb-pi.

Comme beaucoup d’hybrides rechargeables, l’E électrique est électrisante. Tant qu’elle est suffisamment chargée, l’E 350e se déplace en ville ou redémarre après un arrêt principalement grâce à la force de propulsion induite par les électrons circulant dans les moteurs. Le moteur à essence à quatre cylindres n’est pas très subtil au démarrage, quoiqu’une abondance de matériel insonorisant et un excellent système audio atténuent le problème.

M. Kelz nous a offert quelques accélérations à plein régime qui ont fait la preuve que la Classe E rechargeable est très rapide et puissante. « Si vous appréciez la conduite sportive, vous allez être servi », a-t-il lancé. (Fait à noter : M. Kelz est un rebelle dans l’âme. Il nous a également confié que la meilleure chose à faire avec le système de contrôle de la stabilité était de le désactiver.) Mercedes estime qu’elle atteint 100 km/h en 5,7 secondes.

Notre virée dans l’E 350e nous a également permis de découvrir certaines des dernières fonctions actives d’aide au conducteur de Mercedes. Puisque nous étions seuls sur une route à sens unique, nous n’avons pas pu expérimenter le nouveau régulateur de vitesse adaptatif basé sur le GPS. Par contre, nous pouvons affirmer que le système de maintien actif au centre de la voie était presque parfait et qu’il a tenu un bon 30 secondes sans que l’on ait à mettre les mains sur le volant. Pour se réactiver, la plupart des systèmes requièrent du conducteur de donner un coup de volant et d’activer un capteur de couple. Ici, c’est différent : Mercedes a introduit un capteur de proximité qui détecte votre main près du volant. Plutôt cool!

La Classe E n’a peut-être pas fait l’objet d’une refonte complète pour 2021, mais de toute évidence, le constructeur allemand a su moderniser avec succès son icône de luxe intermédiaire. Nous avons hâte d’en avoir une dans nos bureaux.