Essais

Premier coup d’œil aux GMC Yukon et Yukon XL 2021 : une rupture avec Chevrolet?

Un effort pour se démarquer des Chevrolet Tahoe et Suburban

Un effort pour se démarquer des Chevrolet Tahoe et Suburban

Chevrolet est heureux de soutirer un peu plus de 80 000 $ auprès de ses loyaux acheteurs à la recherche d’un Tahoe ou d’un Suburban haut de gamme. Pourtant, ceux qui souhaitent dépenser autant d’argent sont généralement plus snobs à l’égard des marques qu’ils chérissent. Ce type de client finira aux concessionnaires GMC où les produits de luxe de gamme Denali constituent 30 % de l’ensemble des ventes au détail et un pourcentage stupéfiant de 60 % des ventes de VUS Yukon. Donc, GMC met naturellement l’accent sur les différences entre les tout nouveaux Yukon et Yukon XL 2021 et leurs tout récents cousins, les Chevrolet Tahoe et Suburban, afin de justifier le supplément de prix demandé.

GMC a du pain sur la planche. Les Yukon partagent certaines améliorations architecturales avec leurs récents jumeaux de Chevrolet. Les importantes mises à jour comprennent : une suspension arrière à roues indépendantes (enfin!), un moteur turbodiesel de 3,0 litres à six cylindres en ligne (en disponibilité retardée, il sera offert quelques mois après le lancement), et une option de suspension haut de gamme comprenant des ressorts pneumatiques et des amortisseurs magnétiques. Le moteur V8 de 5,3 litres de série du Yukon propulse également les véhicules Chevrolet, tout comme le moteur V8 de 6,2 litres produisant 420 chevaux et le moteur turbodiesel précédemment mentionné, tous deux offerts en option. Une boîte de vitesses automatique à dix rapports est de série pour toutes les versions.

Les dimensions de l’ensemble des versions ont également été revues, ce qui signifie que le plus court Yukon gagne 12,4 cm d’empattement, 15,5 cm de longueur, 25,7 cm d’espace pour les jambes à la troisième rangée et beaucoup d’espace de chargement (un ajout d’espace de 67 % derrière la troisième rangée et de 30 % dans l’ensemble). Le gros Yukon XL gagne 10,4 cm d’empattement, mais seulement 2,3 cm de longueur totale, en plus d’une augmentation plus modeste de sa capacité de chargement, déjà comparable à celle d’une minifourgonnette.

Il semblerait que les concepteurs de General Motors se soient un peu calmés depuis la sortie du dernier Chevrolet Silverado, le premier d’une série de camions de nouvelle génération dont font partie les nouveaux Tahoe, Suburban et Yukon. Le devant du Yukon est relativement simple et dégagé contrairement à celui du Tahoe et du Suburban, et mille fois plus beau que celui du Silverado (qui ressemble à un Transformers). Le style du Yukon, à lui seul, pourrait donc valoir le supplément que GMC demande par rapport à un Chevrolet équivalent.

La nouvelle version AT4, axée sur la conduite tout terrain, vient creuser l’écart entre le Yukon et les Tahoe et Suburban. Cet AT4 se distingue quelque peu de son jumeau Chevrolet Z71. Il intègre la même capacité 4×4 et des améliorations qui lui confèrent une apparence robuste, et emprunte beaucoup de la technologie et une partie du luxe du puisant Yukon Denali. GMC a même sculpté le carénage frontal unique de la version AT4 de sorte que lorsque le camion est équipé de la suspension pneumatique et qu’il est configuré en hauteur hors route (5 cm au-dessus de la hauteur nominale), le dégagement équivaut à près de 32 degrés d’angle d’attaque (la conception de ce type de pare-chocs n’est toutefois pas compatible avec le moteur diesel, le Yukon AT4 est donc à essence seulement). Une autre caractéristique clé réservée aux GMC? Le différentiel arrière électronique à glissement limité, lequel se joint au système Active Response 4WD de GMC pour mieux répartir le couple d’un côté et de l’autre et de l’avant vers l’arrière, tire profit de l’intégration électronique des systèmes spécifiques à GMC pour les modes de conduite du véhicule.

Avec ou sans la suspension pneumatique, le Yukon AT4 est équipé de série d’amortisseurs magnétiques adaptatifs de luxe à réglage électronique, de sièges rehaussés de cuir et de surpiqûres spécifiques à cette version, d’une couleur intérieure noir de jais unique aux détails de couleur brandy, d’un volant chauffant, de sièges avant chauffants et ventilés et de sièges chauffants aux extrémités de la deuxième rangée. Moins distingué (du moins par rapport au Tahoe Z71), l’équipement du Yukon AT4 comprend une boîte de transfert à deux rapports, des pneus Goodyear tout terrain de 20 pouces, le système Traction Select avec mode hors route, un limiteur de vitesse en descente et des plaques de protection.

Sans doute, l’élément qui oppose le plus le Yukon des Tahoe et Suburban est l’intérieur des versions Denali, où l’architecture de la planche de bord se distingue largement par l’emplacement unique de l’écran central, partagé avec aucune des autres versions de GMC (elle ne trouve pas non plus d’équivalent dans les planches de bord des Chevrolet High Country, qui partagent la même architecture avec les versions de base des Tahoe et Suburban). Les concepteurs ont donné aux éléments internes de la gamme Denali un style moderne du milieu du vingtième siècle et proposent quatre palettes de couleurs (noir de jais; noir de jais et grès rouge; gris cendré très foncé; et noyer, argile clair et bois de teck) et des garnitures en bois véritable.

L’habitacle du Denali est également équipé d’un affichage tête haute en couleur de 15 pouces et d’une console centrale avant à commande électrique pouvant coulisser vers l’arrière dans l’espace réservé aux jambes du passager assis au milieu de la deuxième rangée, rapprochant ainsi les porte-gobelets arrière des passagers calés dans les fauteuils Capitaine (non offerte pour les versions présentant une banquette arrière centrale). Cette caractéristique permet aux occupants des sièges avant d’y ranger un sac à main ou un colis. Positionnée vers l’arrière, la console permet également d’accéder à un tiroir caché dans sa base (ce qui en fait un espace secret et sûr, du moins lorsqu’il est fermé). Chevrolet obtiendra plus tard cette caractéristique, mais GMC en fait l’annonce, car étant donné la grande popularité des Denali, les autres versions du Yukon en seront équipées.

GMC enjolive l’extérieur du Denali avec une calandre chromée Galvano, maintenant prétendument configurée pour englober « plus de 10 000 surfaces réfléchissantes » (nous ne les avons pas comptées, mais bon, l’effet est semblable à celui de pierres précieuses). Les autres équipements de série du Denali comprennent un dispositif de vision périphérique haute définition, un système de détection des piétons à l’arrière et les amortisseurs électroniques Magnetic Ride Control de quatrième génération du constructeur. Dans les options encore plus haut de gamme du Denali se trouvent des jantes de 22 pouces, un toit ouvrant panoramique, une suspension adaptative pneumatique et le système Active Response 4WD toujours en fonction qui contient une boîte de transfert à deux rapports.

Notre jugement final par rapport à ce que GMC a réalisé avec ses plus récents VUS grand gabarit devra attendre que nous en ayons fait l’essai et que nous ayons entassé des passagers et du chargement dans leurs trois rangées de sièges lorsqu’ils seront mis en vente cet été. Nous nous attendons à ce que le prix reflète plus ou moins la différence entre Chevrolet et GMC, soit un prix environnant les 1600 $ US de plus pour les versions de base et entre 2000 et 3000 $ US de plus pour les Denali haut de gamme par rapport aux modèles analogues de la catégorie High Country. Toutefois, si l’on se fie à notre premier aperçu des camions, on peut dire que General Motors s’efforce plus que jamais de différencier ses produits GMC des produits Chevrolet similaires, et c’est une bonne chose.