Essais

Premier coup d’œil à la Lamborghini Huracán Sterrato : une supervoiture hors route

Les leçons apprises de l’Urus appliquées à un modèle spécial

Les leçons apprises de l’Urus appliquées à un modèle spécial

Comme l’Inquisition espagnole, personne n’attendait la Sterrato! Et pourtant, la voici. Oui, mes amis, vous avez devant vous une Lamborghini Huracán tout terrain surélevée, blindée et munie de pneus gonflés à bloc. Vous ne rêvez pas, Lamborghini l’a vraiment construite. En fait, elle en a construit plus d’une, et je l’ai déjà conduite, mais mes impressions sont sous embargo jusqu’au 12 juin. Je ne peux pas encore vous dire si la voiture est réussie (sans commentaire), mais permettez-moi quand même de vous transmettre quelques détails.

LE POURQUOI…

La Sterrato existe parce que pendant que Lamborghini développait l’Urus, l’équipe d’ingénierie s’est éprise de la conduite hors route. Comme vous pouvez l’imaginer, ceux et celles qui ont conçu l’Aventador et la Huracán n’avaient aucune expérience sur le sable, la boue et le gravier. N’importe quel amateur de sorties hors route sait à quel point c’est amusant de se salir! L’équipe de Lamborghini a appliqué à une Huracán ce qu’elle avait appris de l’Urus. Sterrato, en gros, signifie « chemin de terre ». Le résultat est vraiment unique. Après tout, comme Lamborghini aime si bien le dire : « Attendez-vous à l’inattendu. »

… DU COMMENT

Il y a quatre éléments principaux qui transforment une Huracán Evo de 630 chevaux en Sterrato. Tout d’abord, la posture. Lamborghini a augmenté la hauteur de roulement de 47 mm tout en élargissant la voie de 30 mm à l’avant et à l’arrière. Viennent ensuite les gros pneus tout terrain. Fabriqués par Pirelli, les pneus du prototype sont beaucoup, beaucoup plus larges que le caoutchouc typique d’une supervoiture. La paroi latérale semble trois fois plus épaisse. Si épaisse, en fait, que l’essieu avant a dû être déplacé vers l’avant, ce qui a nécessité de nouveaux bras de suspension avant. De plus, l’élargissement de la voie a demandé l’impression 3D de nouvelles ailes avant et arrière.

Puis il y a l’armure. Le nez, les bas de caisse et l’arrière de la voiture sont recouverts d’un revêtement d’aluminium résistant. Lamborghini prétend que ce revêtement a été ajouté aux endroits qui ont été endommagés pendant les essais. Et parce que la Sterrato est une Lamborghini, la partie arrière est un diffuseur fonctionnel. On peut aussi voir des boucliers devant les énormes prises d’air latérales pour empêcher les cailloux d’entrer. Enfin, les ordinateurs Lamborghini Dynamic Vehicle Integration (LDVI) de l’Evo ont été reprogrammés pour les routes de terre. Ils contrôlent les amortisseurs magnétiques, la traction intégrale à vecteur de couple, les quatre roues directrices, le système d’antipatinage et le contrôle prédictif de mouvements de lacet (Lamborghini Piattaforma Inerziale).

Lamborghini a également ajouté quelques barres lumineuses à DEL très brillantes pour faire bonne mesure. Pourquoi pas?

VRAIMENT?

La décision de produire en série la Sterrato n’a pas été prise. Du moins, pas encore. Y a-t-il eu une étude de rentabilisation? Bien sûr, en supposant que les gens l’achètent. Car achèteront-ils une supervoiture hors route? C’est une question qui vaut plusieurs millions de dollars. J’imagine que Ford a suivi un processus similaire lorsqu’elle a décidé de mettre le Raptor en production, et je crois que nous sommes tous d’accord pour dire que ce camion est une réussite. Le cas de la Sterrato est certes unique, mais d’une certaine façon, il n’est pas si différent. Bien sûr, le facteur décisif pour la production sera sans aucun doute la façon dont la Sterrato se conduit, en particulier hors route.