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La Volkswagen Corrado avait l’un des premiers becquets actifs

Retour sur ses innovations 30 ans après son lancement

Retour sur ses innovations 30 ans après son lancement

Cette année marque les 30 ans de la Volkswagen Corrado, et pour célébrer, le constructeur fait un retour sur les innovations introduites par la voiture à hayon sportive. Tout comme aujourd’hui, la marque Volkswagen des années 80 était axée sur les produits grand public, qui à l’époque incluaient surtout des berlines et des voitures à hayon compactes. Ainsi, elle n’offrait pas une voiture sport phare comme beaucoup de ses contemporaines. La Corrado a été ce qui s’est le plus rapproché d’un modèle vedette, et l’attrayante voiture 2+2 a servi de vitrine technologique pour la marque. Quel genre de technologie a-t-elle mise en valeur? Pour commencer, l’un des premiers becquets arrière actifs à être installé sur une voiture de production.

Introduite en 1988 pour remplacer la tout aussi séduisante Scirocco, la Corrado était construite à Osnabrück, en Allemagne, par le constructeur Karmann, un allié de longue date de Volkswagen. Selon Volkswagen, le nom vient du mot espagnol « correr » (courir). À l’origine, la Corrado était offerte avec un choix de deux moteurs de 1,8 litre à quatre cylindres en ligne, l’un à aspiration naturelle et l’autre suralimenté. Cette dernière version, appelée la Corrado G60, utilisait un compresseur d’alimentation à spirale pour produire 158 chevaux et 156 lb-pi de couple, une quantité respectable pour l’époque et qui permettait une vitesse maximale estimée à 225 km/h.

Pour permettre cette vitesse élevée, Volkswagen a équipé la Corrado d’une aile arrière encastrée qui se déployait automatiquement au-dessus de 121 km/h (ou 72 km/h aux États-Unis) afin d’accroître la stabilité à haute vitesse et de réduire de 64 % la portance arrière. Bien que la Lancia Thema 1984 ait techniquement été la première voiture de production à utiliser un déporteur arrière rétractable électriquement, la Corrado a été l’une des premières voitures aux États-Unis à offrir des éléments d’aérodynamisme actifs. Volkswagen prétend que son système a même précédé celui de la Porsche 911 de la génération 964, mais les représentants de Porsche soutiennent que les deux voitures sont débarquées à peu près à la même époque et que le constructeur de Stuttgart a expérimenté sur l’utilisation d’éléments d’aérodynamisme actifs sur les voitures de course depuis les années 1960.

En plus de l’« ailette aérodynamique » de la Corrado, la voiture à hayon a également reçu un intérieur dérivé de celui de la Passat de la génération B3, qui s’inspire du style Bauhaus du design moderniste allemand. La Corrado a également marqué la première utilisation de la conception assistée par ordinateur de la marque, puisque les ailes de la voiture étaient les premières pièces de production conçues ainsi. De plus, le châssis a emprunté des éléments de la Golf GTI Mk 2 16V, ce qui procure à la Corrado une maniabilité qui correspond à sa belle allure sportive.

Carl H. Hahn, président du conseil d’administration de Volkswagen de 1982 à 1993, aurait souhaité que la Corrado soit « une sorte de nouvelle Karmann Ghia, mais avec plus de puissance ». La voiture était relativement alerte en version G60, mais une puissance encore plus grande est apparue plus tard dans le cycle de production de la Corrado lorsque Volkswagen l’a dotée de son moteur VR6 à angle étroit de 2,9 litres, qui produisait jusqu’à 188 chevaux et 181 lb-pi de couple.

Le constructeur soutient que bon nombre des innovations introduites par la Corrado sont toujours présentes dans sa gamme de produits actuelle, y compris la Volkswagen Arteon 2019, munie elle aussi d’un becquet arrière actif. Peu de voitures peuvent prétendre avoir eu une influence sur la gamme d’un constructeur d’une telle manière qu’elle est toujours bien évidente 30 ans après le lancement. Il est donc plutôt exceptionnel que la Corrado ait un héritage aussi durable.

Source(s) : Volkswagen