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Hors route dans un Subaru Outback 2020 : 10 choses à savoir

Nos impressions après 50 km sur terre battue

Nos impressions après 50 km sur terre battue

Le Subaru Outback 2020 impressionne lors de la conduite en sentier, grâce à sa carrosserie plus rigide, à sa suspension plus robuste et à son réglage hors route X-Mode. Nos premières impressions découlent d’une promenade d’une cinquantaine de kilomètres en sentiers, notamment sur des chemins de terre cahoteux, dans des virages serrés, sur quelques pentes abruptes et même à travers une lagune. Voici ce qu’il y a à savoir si vous n’avez pas peur de salir votre Outback.


Regarde, sans les freins!

Se faire dire par son guide d’entamer une descente abrupte sans toucher aux freins est pour le moins déconcertant, mais le limiteur de vitesse en descente du X-Mode fait rapidement ses preuves. Le freinage s’opère individuellement sur chaque roue avec brio afin de maintenir la traction digne de confiance, sans que la vitesse grimpe excessivement. Vous n’avez qu’à diriger le véhicule. Laissez toutefois votre pied au-dessus de la pédale de frein… on ne sait jamais.


Pleins gaz

Le X-Mode est essentiellement un système d’antipatinage à l’accélération qui ne comprend pas le différentiel de verrouillage ni la boîte de transfert d’un véritable tout-terrain. Pour cette raison, ses ordinateurs prennent parfois un moment pour évaluer la situation. Par exemple, à l’entrée d’un virage à droite abrupt dans une montée, les roues se sont mises à patiner sur la surface meuble à mesure que l’inclinaison augmentait. Nous avons relâché l’accélérateur, mais le guide nous a conseillé de continuer d’appuyer sur le champignon. Aussitôt fait, nous pouvions sentir le système essayer de redistribuer la puissance différemment dans les coins. Peu de temps après, il a trouvé la configuration idéale, s’est accroché au terrain et nous a emmenés au sommet.


Pas de panique

L’Outback possède de multiples fonctions d’aide à la conduite et d’évitement des collisions destinées à rehausser la sécurité routière. Sur les sentiers verdoyants, des fougères et des brindilles déclenchaient les systèmes aux alertes retentissantes qui affichaient des messages au tableau de bord. Une fois, alors que nous roulions dans un Crosstrek d’assistance, celui-ci a freiné subitement alors que nous faisions lentement marche arrière : il considérait de hautes herbes comme un obstacle. Il serait donc judicieux d’éteindre ces systèmes avant de vous aventurer hors des sentiers battus, question de pouvoir vous concentrer en paix. Cependant, n’oubliez pas de les rallumer lorsque vous retrouverez la civilisation.


Tout en douceur

Gardez ceci à l’esprit si le sentier comprend des sections plus rapides : le X-Mode ne fonctionne que jusqu’à 40 km/h. Notre trajet se composait en grande partie de chemins forestiers étroits, entrecoupés de prairies ouvertes où nous pouvions accélérer. De retour à basse vitesse, quelle ne fut pas notre surprise de constater l’absence soudaine de l’assistance du X-Mode. Nous avions franchi par inadvertance la vitesse limite du système, qui s’était donc désactivé automatiquement. Il ne se réactive peut-être pas de lui-même, mais il est facile de le faire grâce à un interrupteur à bascule sur l’écran d’infodivertissement.


La maîtrise manuelle

Sur la route, la transmission à variation continue (TVC) de l’Outback engourdit la réponse de l’accélérateur le temps qu’elle détermine quel rapport convient le mieux aux conditions. Hors route, un changement notable s’opère au passage en mode manuel, car le verrouillage de la boîte de vitesses dans des plages prédéterminées améliore la réponse de façon appréciable. Nous avons roulé la plupart du temps au premier rapport et sommes passés au deuxième à quelques reprises afin d’aider le VUS à rester calme, de manière à mieux exploiter sa puissance pour maintenir notre vitesse. En pente descendante, le frein moteur vient aussi en aide au X-Mode.


Une turbocompression dégonflée

Oubliez vos rêves de foncer telle une voiture de rallye dans un Outback XT turbocompressé. Il ne semble ni plus sportif ni plus performant sur les sentiers. Sur la chaussée, le gain de puissance se fait sentir au moment de dépasser ou de converger sur la route. Lorsque le véhicule rampe sur la terre, le turbocompresseur ne tourne pas assez pour contribuer, du moins, pas à la vitesse à laquelle nous étions prêts à rouler dans un véhicule qui ne nous appartient pas.


Jongler avec le volant

Nous accusons souvent les véhicules de manquer de poids ou de sensations dans la direction et, sur la route, l’Outback est coupable. Hors des sentiers battus, cependant, cette lacune semblait être à son avantage. La légèreté de la direction et le fait de ne pas avoir à lutter contre un volant assailli par les ornières et les bosses nous permettaient de faire des mouvements rapides pour garder le cap. Sur le pavé, une sensibilité accrue serait préférable, mais dans les sentiers, la direction de l’Outback n’exigeait aucun effort et nous a permis de nous détendre.


EyeSight : la sécurité trompe-l’œil

En théorie, la caméra avant livrable montée sur la calandre aide le conducteur à anticiper les terrains difficiles et à s’orienter. Dans les faits, elle n’est guère utile. Lorsqu’elle est activée, elle apparaît dans une résolution assez faible et n’occupe que la moitié supérieure de l’écran tactile de 11,6 pouces. Un vrai tout-terrain tire avantage de ce genre de caméra, mais pas l’Outback. De toute façon, ce Subaru n’aurait aucune chance sur un terrain qui lui permettrait véritablement d’en bénéficier. Heureusement, le pare-brise, lui, est de série et s’avère oh combien plus utile pour voir devant.


Soulevez avec précaution

Voulez-vous modifier votre Outback avec du caoutchouc plus costaud ou un soulèvement de la suspension? Prudence : les caméras du système de sécurité EyeSight sont spécialement calibrées en fonction de la hauteur d’origine. Tout changement de dimension compromettrait le régulateur de vitesse adaptatif, le freinage d’urgence automatique et j’en passe. Subaru affirme qu’EyeSight peut être recalibré pour s’adapter. Ce sera un mal nécessaire pour quiconque désire soulever le VUS, mais il y a de l’espoir…


Que nous réserve l’avenir?

Comme beaucoup d’amateurs de conduite hors route, nous avons un faible pour les véhicules musclés inspirés des versions de base, comme le Ford F-150 Raptor ou le Toyota 4Runner TRD Pro. Au cours de nos discussions avec les représentants de Subaru, après l’essai, nous avons demandé si le constructeur songeait à offrir un tel traitement à l’Outback. « On y pense » a été la réponse. Les représentants sont restés muets quant aux détails, mais un simple soulèvement de la suspension et des pneus conçus pour les sentiers (comme pour le Crosstrek) augmenteraient les capacités de l’Outback. Si Subaru se décide à le faire, nous irions aussitôt l’essayer sur des parcours plus techniques.