Camion de l’année Prix

Finaliste pour le Camion de l’année 2020 : Jeep Gladiator 2020

Avantages :

  • Une conception distinctive
  • De l’équipement adapté
  • Des capacités hors route

Inconvénients :

  • Une direction incohérente
  • Une conduite cahoteuse
  • Un habitacle bruyant

 

Aucun autre camion sur le marché n’a l’air aussi génial, amusant et accessible que le Jeep Gladiator 2020. Après des décennies d’absence, un camion Jeep construit en usine est enfin de retour. Le Gladiator ne se distingue pas seulement par sa conception, cependant. Il offre aussi des capacités hors route exceptionnelles, et même le modèle de base Sport est adéquatement équipé et comprend une cabine à quatre portes. Toutefois, bien que nous l’aimions dans l’ensemble, sa tenue de route et sa maniabilité pourraient être améliorées.

Tous les juges ont donné une note élevée au Gladiator pour sa conception unique. Avec une carrosserie large et des lignes verticales, les proportions de ce Jeep le rendent séduisant sous tous les angles. « Rien n’est comparable au Gladiator, et dans un marché ultra-concurrentiel où les allégeances aux marques ne sont plus ce qu’elles étaient, je crois que le fait de se démarquer représente un gros avantage », a affirmé Jonny Lieberman.

Le Gladiator est le seul camion décapotable que vous pouvez obtenir sur le marché, que vous optiez pour le toit souple ou pour le toit rigide, ce qui explique en partie son caractère unique.

Posséder un Jeep, c’est posséder d’excellentes capacités hors route, et le Gladiator ne fait pas exception à la règle. Malgré son empattement long, la version Rubicon a été la seule à réussir la majeure partie de notre parcours hors route en mode à deux roues motrices, faisant preuve d’une articulation et d’une traction impressionnantes. Qu’il s’agisse de traverser les bosses, de monter un escalier ou d’escalader une colline rocheuse, le Rubicon ne fait pas dans la demi-mesure. En matière de respect du rôle prévu, le Gladiator atteint la cible.

Par contre, ses capacités hors route nuisent à sa qualité de conduite et à sa maniabilité sur la chaussée. La tenue de route sautillante et la direction souple et incohérente ont amené le Gladiator à se déplacer à gauche et à droite sur l’autoroute. Autant la version Sport avec sa boîte manuelle à six rapports et son toit souple que le Rubicon avec sa boîte automatique à huit rapports et son toit rigide étaient bruyants et un peu inconfortables durant les longs trajets. « Ces deux camions sont très sensibles aux vents latéraux », a dit Scott Evans. « La direction doit être constamment surveillée et gérée, étant donné son pont moteur avant digne de la vieille école. »

Les juges ont préféré la boîte automatique à huit rapports à la boîte manuelle dans presque tous les cas. Les six rapports de la manuelle sont tellement étalés qu’il était parfois difficile de trouver le bon rapport.

Dans un essai de remorquage au Davis Dam, Erick Ayapana a dû rester au deuxième rapport jusqu’à ce qu’il atteigne le régime maximal. Puis en passant au troisième, le camion a eu du mal à continuer à accélérer. En remorquant le même poids que le Ford Ranger, son plus proche rival cette année, le Jeep semblait forcer davantage.

Même lorsque le Gladiator roulait à vide, il était difficile de choisir le rapport approprié. « Tous les rapports sont trop longs : le premier se rend jusqu’à 50 km/h, le second jusqu’à 100 km/h et le troisième jusqu’à environ 160 km/h », a déclaré Christian Seabaugh. « Pour un camion qui est censé servir autant pour le travail que pour la conduite hors route, c’est franchement insensé. »

Même si l’on tient compte du moteur V6, de la traction à quatre roues motrices et de la cabine allongée de série, le prix de base de 47 245 $ du Gladiator est tout de même élevé pour ce segment. Le prix de notre Gladiator Rubicon se rapprochait de celui de notre Ram 1500 Rebel EcoDiesel, lequel se situe dans un segment au-dessus du Jeep intermédiaire.

Somme toute, le Gladiator 2020 a tout ce qu’il faut pour bien représenter la marque. Sa conception, ses capacités hors route et son caractère unique attirent beaucoup l’attention, mais sa conduite saccadée, son habitacle bruyant et sa direction incohérente nous font nous demander si les clients renoncent à trop simplement pour être vus au volant d’un camion à l’allure géniale. Miguel Cortina