Camion de l’année Prix

Finaliste pour le Camion de l’année 2020 : Ford Ranger 2019

Avantages :

  • Un puissant moteur turbocompressé à quatre cylindres
  • Un excellent rapport qualité-prix
  • Une bonne performance de remorquage

Inconvénients :

  • Une vieille structure
  • Un espace intérieur raté
  • Une conception qui se fait vieille

 

Le Ford Ranger est de retour sur notre continent après une pause de huit ans, au cours de laquelle il a séjourné à l’étranger au lieu de combler l’écart pour les camions intermédiaires dans la gamme nord-américaine du constructeur automobile. La popularité croissante du Toyota Tacoma et du Chevrolet Colorado a contraint Ford à développer un camion pour rivaliser, mais au lieu d’en concevoir un spécifiquement pour l’Amérique du Nord, elle a simplement importé le Ranger déjà existant. D’ailleurs, il est évident qu’il provient d’un autre marché.

Ayant subi des modifications au châssis pour se conformer aux normes de sécurité américaines, le Ranger est arrivé à la fin de 2018 avec une seule option de moteur : un moteur turbo de 2,3 litres à quatre cylindres produisant 270 chevaux et 310 lb-pi de couple.

Cela dit, l’une des forces du Ranger est son groupe motopropulseur. La boîte de vitesses à dix rapports fait un excellent travail avec ce moteur, qui fournit une puissance plus que suffisante malgré ses quatre cylindres. Même lorsque nous avons brièvement remorqué plus de 3175 kg, la capacité du Ranger a su impressionner les juges. Avec une même charge de 1814 kg, le Ranger Lariat s’est montré plus rapide que les deux modèles de Jeep Gladiator et le Chevrolet Silverado RST à quatre cylindres.

« Le moteur produit un couple considérable et permet de tirer 3265 kg sans difficulté », a expliqué le rédacteur de chroniques Scott Evans. « Il n’y a pas de frein de remorque, mais ce n’est pas vraiment nécessaire », a-t-il ajouté.

Mise à part la performance de remorquage, le Ranger présente toutefois quelques inconvénients. En effet, il est évident que le camion roule sur une structure qui date, et ce, dès le moment où l’on entame la conduite. Les juges se plaignaient des mouvements ressentis dans la cabine dus à un piètre contrôle de la carrosserie. « Rouler en diagonale sur un bateau de porte s’apparente à manœuvrer un petit voilier dans un ouragan, c’est-à-dire se faire ballotter dans tous les sens », a dit Scott. De plus, comme la direction n’offre pas une bonne rétroaction, la tenue de route du Ranger peut certainement s’améliorer.

Asseyez-vous dans la deuxième rangée du Ranger XL à cabine double, et il vous faudra rendre visite au chiropraticien tout de suite après. Le dossier relevé du siège et le peu d’espace pour les jambes font que les occupants arrière se plaignent même lors de courtes promenades. « Il comporte essentiellement deux strapontins incroyablement inconfortables », a expliqué Alisa Priddle, rédactrice en poste à Detroit, qui a également eu de la difficulté à accéder à l’arrière, en raison de l’absence de poignées de maintien.

De plus, bien que le Lariat à cabine double allongée dispose de suffisamment d’espace pour les passagers arrière, son habitacle se fait vieux. Le système d’infodivertissement SYNC 3 de Ford a besoin d’une mise à niveau; Scott a d’ailleurs comparé le tableau de bord à un modèle inspiré d’une Fusion 2010. Les concurrents du Ranger ne sont pas non plus reconnus pour leur conception intérieure, mais Ford aurait pu investir plus d’argent pour en améliorer l’apparence et la sensation.

Nos sentiments à l’égard de l’extérieur sont similaires. Bien que le style ne soit généralement pas une priorité pour les acheteurs de camions, celui-ci se fait déjà vieux.

En revanche, selon nos critères, le Ranger présente aussi un excellent rapport qualité-prix. Avec son moteur EcoBoost et sa grande capacité de remorquage, même les versions d’entrée de gamme obtiennent de bonnes notes. Le XL 4×2 que nous avons testé était affiché à 29 445 $ US. Même si son écran est de la taille d’une carte de crédit, son utilité est évidente.

« Le Ranger possède tous les atouts d’un camion robuste : avec un mode de traction et une énorme capacité de charge utile en conditions réelles, il remorque comme un champion (prouesse difficile à cette taille) et est facile à entretenir », a déclaré le juge invité Mark Williams.

Néanmoins, le Ranger n’a pas rempli nos autres critères. La rumeur court selon laquelle Ford travaillerait déjà sur un nouveau Ranger pour le marché nord-américain qui devrait arriver d’ici quatre ans. Selon Jonny Lieberman, premier rédacteur de chroniques, « si Ford pouvait intégrer ce moteur et cette boîte de vitesses à une plateforme adaptée aux standards américains, elle aurait en sa possession un camion formidable ». On a hâte de voir la suite! Miguel Cortina