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Camionnette Tesla : 6 caractéristiques requises pour concurrencer le Rivian R1T

L’équipement nécessaire pour un succès électrisant

L’équipement nécessaire pour un succès électrisant

Le cybercamion de Tesla est peut-être le jeu le plus audacieux du constructeur automobile à ce jour, un jeu auquel tout amateur de camions devrait prêter attention dans les semaines à venir : Elon Musk procédera à un dévoilement le 21 novembre. Cela dit, le véhicule hyper médiatisé devra pouvoir atteindre une vitesse ridicule pour rattraper le Rivian R1T, lequel a bénéficié d’une année d’avance pour capter l’attention du monde entier. Bientôt, le PDG de Tesla pourra mettre fin à sa campagne promotionnelle sur Twitter et transmettre tous les détails importants sur l’ambitieux dissident de son entreprise. Comment pourra-t-on comparer ses spécifications à celles de la tentative de Rivian? Voici les caractéristiques que nous espérons retrouver sur le Tesla et qui pourraient lui donner un avantage dans la lutte naissante entre les camionnettes électriques.


1. Ultra longue portée

Comme les véhicules Tesla, le R1T utilise un châssis de type « planche à roulettes » sur lequel les batteries sont installées très bas et à plat dans le plancher. Il est probable que le camion Tesla utilisera une disposition similaire, mais les ingénieurs de l’entreprise vont devoir faire de gros efforts pour rivaliser avec Rivian : le R1T est conçu pour transporter une batterie MegaPack de 180 kWh, censée fournir plus de 640 kilomètres d’autonomie.

Les conducteurs de camions qui tireront une remorque sur de longues distances ont besoin de savoir que leur véhicule a une excellente endurance. L’autonomie revendiquée par Rivian dépasse celle de n’importe quelle voiture Tesla actuelle, et le camion est aussi beaucoup plus gros physiquement. La camionnette Tesla sera probablement plus longue et plus large que la Model S ou le Model X, accordant plus d’espace pour les batteries. On ne sait pas exactement quelle sera sa taille ni à quoi elle ressemblera. Les aguiches comme celle ci-dessus semblent susciter davantage de questions que de réponses. Si la distance parcourue à vide sur une seule charge correspond à 800 kilomètres, cela aidera à calmer l’anxiété des dévoreurs d’asphalte, peu importe l’apparence finale de la bête.


2. Excellence hors route

Rivian veut que les propriétaires du R1T aient la liberté d’appuyer sur la pédale et de se salir. Conçu pour impressionner hors route, il possède de meilleurs angles de rampe et d’attaque avant et arrière qu’un Toyota Tacoma, et une suspension pneumatique réglable fournissant plus de garde au sol qu’un Jeep Gladiator Rubicon. Chacune des sorties de boîte de vitesses du R1T est centrée sous le véhicule, ce qui permet l’installation de longs demi-arbres favorisant une meilleure articulation des roues. De plus, la précision du vecteur de couple est assurée par la présence d’un moteur à chacune des roues, le camion peut ainsi ramper plus facilement sur les surfaces meubles et plus techniques.

Rien n’empêche les concepteurs du cybercamion de le sculpter selon une taille concurrentielle. Comme le Rivian, il devrait bénéficier d’une importante protection au niveau du soubassement de carrosserie pour protéger les batteries des impacts du terrain. La suspension pneumatique n’est pas nouvelle chez Tesla : les Model S et Model X sont équipés de ressorts pneumatiques réglables en hauteur. Mais jusqu’à présent, les Tesla offraient jusqu’à deux moteurs en option, un pour chaque essieu. En mode Piste, la Model 3 peut diriger le couple, tout en utilisant les freins. Le choix d’une configuration à quatre moteurs serait une nouvelle approche pour Tesla et aurait d’énormes avantages pour les capacités de son camion en conduite hors route ou par mauvais temps. Quoi qu’il en soit, nous espérons que l’équipe Tesla s’efforce de rendre son camion aussi robuste que n’importe quel autre. Peut-être ira-t-elle jusqu’à installer des superchargeurs au départ des sentiers pédestres.


3. Autopilot calibré pour le remorquage

Le remorquage exige un certain art, une agilité qui ne vient qu’avec la pratique et les expériences concrètes. Les machines peuvent-elles faire un meilleur travail? Rivian affirme que le R1T pourra remorquer 5000 kg et qu’il disposera d’une gamme complète de caractéristiques de conduite autonome basées sur des caméras, un lidar, un radar et des capteurs à ultrasons. Mais la marque n’a pas mentionné comment cette technologie pourrait améliorer les capacités de remorquage.

C’est ici que Tesla peut se démarquer. Le système de conduite autonome Autopilot sera assurément intégré au camion Tesla, il serait alors judicieux de déployer de nouvelles fonctions autonomes spécifiques pour faciliter encore plus le remorquage. Nous aimerions que l’attelage automatique d’une remorque soit possible grâce aux nombreuses caméras et capteurs d’Autopilot. Un stabilisateur de remorque rendrait la conduite sur l’autoroute plus facile en cas où le conducteur lâcherait le volant. Comme les mises à jour du pilote automatique rapprochent la conduite entièrement autonome de la réalité, le camion Tesla devrait être capable de détecter la longueur d’une remorque et d’ajuster les trajets routiers en conséquence. N’importe quelle fonction d’Autopilot capable de réduire le stress lié au remorquage serait un bienfait pour les nouveaux propriétaires de camion comme pour les vieux routiers.


4. Performances d’un gros camion

Le R1T est doté d’un système de chargement astucieux, à savoir un tunnel transversal entre la cabine et le plateau, et un spacieux coffre avant en remplacement du moteur. Cependant, ses capacités plus traditionnelles laissent à désirer. Le seul plateau présenté jusqu’ici ne mesure que 140,2 cm de long sur 137,2 cm de large, il est donc plus petit que la plupart des plateaux de camions intermédiaires. Une capacité de remorquage de 5000 kg et une charge utile de 800 kg sont bien, mais loin d’être dans les meilleures – certains camions lourds d’aujourd’hui ont facilement le triple de ces capacités.

Quand on parle de camion, tout ce qui compte c’est le rendement. Tesla devrait faire tout ce qu’elle peut pour rehausser les chiffres au maximum. Pour être prise au sérieux, la longueur minimale du plateau devrait être de 152,4 cm; des options aux dimensions allongées seraient même astucieuses à long terme. En ce qui concerne le remorquage, Tesla mettra peut-être en pratique les leçons tirées de son semi-remorque pour améliorer le classement de sa camionnette. Nous doutons que sa capacité de remorquage s’approche des 136 000 kg déjà mentionnés sur Twitter par Elon Musk, mais en tractant seulement le dixième de ce poids, ce véhicule serait quand même extrêmement performant. En essayant d’égaler les chiffres des plus gros et des plus féroces camions lourds sur le marché, on améliorerait les capacités électriques en matière d’alimentation des camions – et on éjecterait Rivian en dehors de la course.


5. Tarif abordable pour monsieur et madame Tout-le-Monde

Dans le marché d’aujourd’hui, il y en a pour tous les budgets : des camions de travail épurés aux camions de luxe à roues jumelées gainés de cuir. Le prix de base du R1T devrait se situer au-delà des 60 000 $ US pour le plus petit bloc de batterie de 105 kWh. Ce n’est rien d’exorbitant pour un joli camion compétent à la fine pointe de la technologie, mais il se situe tout de même à l’extrémité de la gamme de prix.

Tesla a travaillé d’arrache-pied pour rendre la mobilité électrique accessible à tous et cette philosophie devrait être la même en ce qui a trait au cybercamion. Il existera sans doute des versions haut de gamme, à longue portée et luxueuses, mais Tesla devrait comprendre qu’il existe un marché pour les camions de travail de base, pratiques pour les livraisons en périphérie ou les déplacements rapides entre la quincaillerie et le chantier. Il ne sera pas difficile pour Tesla de surfer sur sa réputation et de gagner des clients parmi le même profil démographique que les propriétaires de Model S, X et 3. Pour séduire les acheteurs dans ce segment le plus tenace de l’industrie, il va falloir offrir des prix plus bas et des versions qui répondent aux besoins pratiques et économiques de la clientèle.


6. Mode « fumée noire »

Certains mordus de diesels sont pleinement satisfaits lorsqu’ils crachent des fumées sombres par le pot d’échappement de leurs camions, selon une tradition connue sous le nom de rolling coal ou si vous préférez de « charbon roulant ». Dans le but de ne pas se mettre à dos ces terribles êtres humains – euh, clients –, Tesla devra plier l’échine. Déjà bien connue pour avoir introduit des fonctions de type « œufs de Pâques » dans ses mises à jour logicielles, Tesla devrait songer à modifier une pièce mécanique pour affrioler les malicieux conducteurs de camions.

Évidemment, les voitures électriques n’ont pas de pots d’échappement et n’émettent aucune émission de gaz. Il serait donc impossible pour le camion Tesla de cracher de la fumée au sens propre. Au lieu de cela, nous proposons à Tesla d’installer une sorte de machine à brouillard ou un bidule à vapeur dans le coin du pare-chocs arrière. Une fois activées dans l’habitacle, les émanations s’évacueraient par un faux tuyau d’échappement arrière, possiblement monté sur un pivot pour lui permettre de s’orienter vers les piétons ou les véhicules plus petits. Contrairement aux vapeurs nocives du diesel, cet engin ne devrait émettre que des nuées à base d’eau respectueuses de l’environnement – voire parfumées pour imprégner les alentours d’une odeur agréable. T’en penses quoi, toi, Elon?