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Première sortie du Mercedes-Benz Classe G 2019 : du grand art

Du hors route dans le Geländewagen redessiné de Mercedes

Du hors route dans le Geländewagen redessiné de Mercedes

Quand Mercedes s’est décidée à redessiner son utilitaire sport Classe G pour la première fois depuis son introduction en 1979, son objectif principal était d’améliorer le comportement sur route de ce VUS carré. On peut dire que ce n’était pas trop tôt. La direction à circulation de billes primitive est connue pour être souple et avoir besoin de correction constante pour rouler en ligne droite. C’est sans parler du mouvement de roulis.

N’oublions pas, Mercedes a conçu ce véhicule pour les fermiers et les officiers de la Bundeswehr qui avaient des terrains très accidentés à traverser. Qu’il soit maintenant un incontournable des amateurs de grand luxe est un heureux hasard.

Même si le Geländewagen devait s’assagir et se moderniser afin de plaire aux foules des centres commerciaux, Mercedes ne voulait pas perdre de vue l’objectif premier : un véhicule hors route performant, peut-être même plus que son prédécesseur. L’identité du Classe G prend tout autant racine sur ses capacités de chèvre de montagne que sur son style bien carré. Sans cela, son existence ne serait pas justifiée.

Pour nous prouver que le Classe G redessiné est toujours l’un des véhicules hors route les plus performants que vous pouvez acheter, Mercedes nous a invités à la montagne Schöckl, en Autriche, là où elle a testé et développé le Classe G. Les sentiers sont rocheux et remplis d’embûches, assez pour venir à bout de tous les multisegments de notre ère.

À bord de ces prototypes prenant tous les défis de la montagne de face, les conducteurs professionnels de Mercedes nous ont fait une démonstration des nouvelles caractéristiques du véhicule et de sa performance hors route. Même si la nouvelle version a échangé son pont moteur avant pour une suspension avant à roues indépendantes, il est vite devenu évident que rien ne peut arrêter le nouveau Classe G.

Encore plus impressionnant, le véhicule a relevé chaque défi sur sa route avec calme et contrôle, on aurait presque dit que c’était un jeu d’enfant. Même lors de descentes de côte à des vitesses vertigineuses (bravo pour l’emplacement de la poignée de maintien, en passant), le nouveau Classe G est resté tout à fait en contrôle. Est-ce qu’un Jeep Wrangler ou un Toyota Land Cruiser pourraient s’y mesurer lors d’une course en descente de montagne? Probablement. Mais les occupants du Classe G seraient bien plus confortables. Le contrôle de la carrosserie est vraiment impressionnant.

Comment les ingénieurs de Mercedes y sont-ils arrivés? La rigidité du cadre est de 34 % plus importante, et celle de la carrosserie l’est de près de 50 %. Même si la carrosserie n’est que de 1,7 cm plus large qu’avant, Mercedes a trouvé le moyen d’élargir la voie de 11,2 cm. La hauteur de gué, quant à elle, a été augmentée de 9,9 cm pour un total de 70,1 cm.

Les angles d’approche, de sortie et de rampe ont tous été augmentés d’un degré, et l’angle d’inclinaison a été augmenté à 35 degrés. Le débattement de la suspension a aussi eu droit à une augmentation avec le pont avant qui a 8,5 cm de compression et 10,0 cm de détente. Le pont arrière, quant à lui, s’en sort avec 8,2 cm de compression et 14,2 cm de détente.

D’autres modifications ont été effectuées : le pont arrière passe de trois liens à cinq, l’ajout d’une boîte de transfert distribue le couple à 40/60 entre l’avant et l’arrière, le différentiel avant est placé plus haut afin de l’éloigner du sol et le réservoir de carburant est maintenant devant l’essieu arrière. Le véhicule est aussi équipé d’une boîte de vitesses à neuf rapports.

Ne vous inquiétez pas, l’important est toujours là. Le Classe G est toujours bien installé sur un cadre de type échelle, est toujours équipé d’un système d’échappement sur le côté et garde ses trois différentiels autobloquants. Il y a aussi un mode Gamme basse que vous devez sélectionner lorsque la boîte de vitesses est au point mort. Lorsque vous devez passer à une gamme élevée, vous pouvez le faire quand le véhicule est en mouvement jusqu’à une vitesse de 69 km/h.

Mercedes affirme qu’elle n’a pas l’intention d’offrir un régulateur de vitesse lente comme nous avons pu voir chez d’autres constructeurs, mais je n’imagine personne qui s’en désole. Le conducteur n’a pas manqué nous démontrer comment il est facile de moduler l’accélérateur et à quel point on peut se fier sur le frein moteur pour ralentir une descente.

Une caractéristique étonnamment pratique est la caméra avant. Nous pouvons y voir une image claire et nette de ce qui se trouve à l’avant et contrairement au Chevrolet Colorado ZR2, il y a des lignes de guidage qui nous permettent de situer le véhicule et de voir vers où il se dirige. Il y a aussi une caméra à 360 degrés qui vous permet de voir ce qui vous entoure. Elles vous permettront de simplifier la conduite sur les pistes les plus complexes.

Mercedes a aussi fait l’ajout d’un nouveau mode de conduite nommé mode G. Lorsque la gamme basse est sélectionnée et qu’un des différentiels est verrouillé, le mode G s’active, optimisant automatiquement les amortisseurs réglables, la direction, l’accélérateur et les délais d’embrayage afin d’être prêt pour des conditions hors route. Toutefois, puisque nous n’avons pas fait d’essai sur route, nous ne pouvons affirmer s’il y a une réelle différence.

À bien y penser, même si le Classe G a perdu son pont moteur avant, il n’a rien perdu de son mordant. C’est le même Classe G, c’est la même bête du hors route, et avec ces améliorations, il va sans aucun doute facilement éclipser le modèle actuel. Maintenant, il ne reste plus qu’à voir comment il agit sur une route pavée.

Découvrez-en plus sur le tout nouvel intérieur du Classe G 2019 ici.