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Premier essai du Chevrolet Equinox Premier 1.5T 2018 : des fonctionnalités technologiques à profusion!

Le multisegment compact de Chevrolet évolue

Le multisegment compact de Chevrolet évolue

Le Chevrolet Equinox est un multisegment compact peu connu sur le marché en raison, notamment, de sa taille, auparavant plus imposante que celles de la plupart de ses concurrents. Maintenant redimensionné adéquatement et doté de plus de technologies, le tout nouveau Chevrolet Equinox 2018 tente de s’accaparer des parts du marché à croissance rapide des multisegments compacts. Avec le vaste éventail de moteurs turbocompressés proposés et la grande variété de caractéristiques liées au confort et de technologies de sécurité active offertes, le multisegment de la marque au nœud papillon est maintenant mieux adapté aux besoins des familles. Mais a-t-il ce qu’il faut pour se mesurer aux modèles phares du segment comme le Honda CR-V? Voyons voir.

Sous le capot de notre Equinox 2018 d’essai se trouve un moteur turbocompressé de 1,5 litre à quatre cylindres déployant 170 chevaux et 203 lb-pi de couple jumelé à une boîte de vitesses automatique à six rapports. Sur la piste d’essai, Erick Ayapana, chef des essais routiers adjoint, a constaté que les changements de rapport se faisaient trop promptement en mode normal. Il a donc utilisé le mode manuel pour atteindre les 100 km/h plus rapidement, soit en 9,2 secondes, et pour franchir le quart de mille, ce qu’il a réussi en 16,9 secondes à 146,8 km/h. L’Equinox 2018 est donc l’un des véhicules les plus lents du segment aux côtés du Nissan Rogue, du Ford Escape 1.5T EcoBoost et du Kia Sportage 2.4, lesquels ont tous atteint les 100 km/h en 9 secondes ou plus et parcouru le quart de mille en 16 secondes ou plus. Passer de 100 à 0 km/h a nécessité 36 mètres, ce qui représente une performance moyenne. C’est d’ailleurs durant les tests de freinage que nous avons constaté que le contrôle de la carrosserie était bon et que la course de la pédale était courte.

Lors de l’épreuve du huit, l’Equinox 2018 a démontré toute la solidité de sa maniabilité en évitant les survirages et les sous-virages. Ses résultats ont été de 27,7 secondes avec une moyenne de 0,61 g sur le huit et de 0,79 g d’accélération latérale moyenne sur la piste de dérapage. Chris Walton, chef des essais routiers, a observé qu’il n’était pas possible de désactiver complètement le système de contrôle de la stabilité, puisque ce dernier, aux effets tout de même limités, se remettait en marche de façon aléatoire et automatique. L’interrupteur à bascule du mode manuel situé au-dessus du levier de vitesses s’est également avéré exaspérant en raison de la lenteur de ses réactions. Chris Walton a par ailleurs remarqué le manque de réactivité de la direction, qu’il a décrite comme étant « très molle, engourdie et semblable à celle que l’on retrouve dans les voitures de jeux vidéo ».

Sur les routes publiques, l’Equinox était plaisant à conduire grâce à la quiétude et au confort de l’habitacle sur toutes les chaussées, excepté sur la plus cahoteuse. Avec les jantes de 19 pouces en alliage offertes en option, la qualité de la conduite en prend un coup et le véhicule sautille sur les chaussées mal entretenues. Quant à la direction, elle manque de réactivité et semble imprécise. Sans être comparable à celle de la Mazda CX-5, la maniabilité de l’Equinox est stable, ce qui suggère que sa conception a été orientée vers un confort adapté aux déplacements quotidiens et aux longs trajets.

Le moteur turbocompressé à quatre cylindres de 1,5 litre de base est plus puissant et déploie davantage de couple dans l’Equinox que dans la Malibu redessinée où il a fait ses débuts. Comme la plupart des petits moteurs turbocompressés, il est ajusté pour un couple à moyen régime et n’éprouve pas de difficulté à moins de monter une pente très abrupte en tirant une lourde charge. La boîte automatique à six rapports de GM constitue peut-être le point le plus faible de l’Equinox, puisque sa conception axée sur l’économie de carburant lui donne constamment envie de passer à la vitesse supérieure. Ce phénomène peut devenir agaçant lorsque vous êtes dans une pente et que la circulation est dense, étant donné que la boîte de vitesses déloge constamment le moteur de sa courbe de puissance et refuse de maintenir les rapports, ce qui le perturbe facilement. Le mode manuel n’est d’aucune aide puisque la boîte de vitesses réagit trop lentement aux demandes.

L’Equinox se distingue de ses rivaux par son interface multimédia et par la quantité des fonctionnalités offertes. Le système d’infodivertissement intégré MyLink de Chevrolet est l’un des plus faciles à utiliser grâce à son écran tactile réactif et à ses commandes vocales intuitives. Un écran tactile de 7,0 pouces est offert de série sur la version LS, mais notre modèle d’essai Premier haut de gamme était muni de l’écran tactile de 8,0 pouces avec système de navigation. L’intégration pour Android Auto et Apple CarPlay est offerte de série pour tous les modèles, ce qui permet à votre téléphone intelligent de servir de système multimédia intégré. Les sièges avant ventilés et chauffants, le volant chauffant, la caméra à 360 degrés, les phares complètement à DEL et la chaîne audio Bose haut de gamme offrant un son cristallin et de nombreux ajustements sont également livrables.

Des fonctionnalités de sécurité active comme l’avertisseur de collision en marche avant, le freinage automatique d’urgence et l’indicateur de distance avec le véhicule à l’avant sont quant à elles exclusives aux versions LT et Premier. Il est aussi à noter que l’Equinox 2018 ne peut être équipé d’aucun régulateur de vitesse adaptatif. Certains de ses concurrents sont munis de série d’une gamme complète de technologies de sécurité active, comme le Toyota RAV4, dont la suite fait partie des équipements de base de toutes les versions, et le Honda CR-V, qui offre une suite pour toutes ses versions sauf celle de base.

Les passagers avant et arrière profitent de beaucoup d’espace, et même avec l’optionnel toit ouvrant panoramique, le dégagement à la tête est respectable. L’absence de tunnel central à la deuxième rangée permet à l’Equinox 2018 de transporter facilement cinq passagers, même lors de longs trajets. Toutefois, le siège coulissant de cette rangée a été retiré, ce qui diminue la polyvalence du multisegment. Derrière la deuxième rangée se trouve un espace de chargement pratique de 847 litres, et, si cette aire est insuffisante, vous pouvez utiliser le rangement sous le plancher. Sinon, il est possible de rabattre les sièges arrière pour obtenir un espace total de 1798 litres. C’est généreux, mais inférieur à ce que proposent certains rivaux comme le Honda CR-V et le Toyota RAV4, dont l’espace de chargement maximal frôle les 2000 litres. Un hayon mains libres à commande électrique et réglable en hauteur est également livrable. Vous pouvez ainsi charger facilement le véhicule lorsque vous avez les mains pleines et réduire au minimum le risque que le hayon heurte le plafond de votre garage.

La qualité de la construction de l’habitacle constitue un autre point faible de l’Equinox 2018, les matériaux doux ayant été assortis à des plastiques rigides et fragiles même aux principaux points de contact comme les panneaux de porte, le tableau de bord et la console intermédiaire. Le volant, en particulier, démontre bien la qualité inégale de la construction du multisegment puisque le plastique à l’arrière des branches ne semblait pas avoir été collé adéquatement et se décollait déjà. De plus, un cliquetis, dont la source n’a pas été trouvée, pouvait être entendu dans l’espace de chargement de notre modèle d’essai, et il s’amplifiait lorsque nous roulions sur des chaussées cahoteuses.

Le Chevrolet Equinox 2018 a somme toute évolué, en particulier en ce qui a trait aux fonctionnalités technologiques. Il se démarque en effet de la concurrence grâce à son interface utilisateur conviviale, à ses commandes simples et à ses technologies, que l’on retrouve habituellement dans des véhicules plus luxueux. Le système multimédia MyLink de Chevrolet est un bel exemple de ce que devraient être les unités d’infodivertissement : faciles à utiliser et ne nécessitant aucun manuel pour comprendre leur fonctionnement. Cependant, l’Equinox 2018 présente un certain nombre de problèmes comme la qualité variable de sa construction, une boîte de vitesses qui tente constamment d’atteindre le prochain rapport et la non-disponibilité des technologies actives pour le modèle de base. Par conséquent, malgré un effort pourtant digne de mention, le multisegment présente un portrait plutôt décevant, surtout considérant le prix de 37 295 $ US du véhicule testé. Même avec toutes les fonctionnalités que l’on obtient à ce prix, l’Equinox 2018 demeure une option difficile à retenir compte tenu de ses défauts.

Chevrolet Equinox Premier 1.5T 2018
PRIX DE BASE 34 095 $
PRIX DU MODÈLE AMÉRICAIN TESTÉ 37 295 $ US
PARTICULARITÉS DU VÉHICULE VUS à 4 portes pour 5 passagers, traction, moteur à l’avant
MOTEUR Turbocompressé de 1,5 L à DACT, 16 soupapes et 4 cylindres en ligne, 170 chevaux et 203 lb-pi de couple
BOÎTE DE VITESSES Automatique à 6 rapports
POIDS À VIDE (RAPPORT AVANT/ARRIÈRE) 1572 kg (57/43 %)
EMPATTEMENT 272,5 cm
LONGUEUR x LARGEUR x HAUTEUR 465,1 cm x 184,4 cm x 166,1 cm
ACCÉLÉRATION DE 0 À 100 KM/H 9,2 secondes
QUART DE MILLE 16,9 secondes à 130,7 km/h
FREINAGE DE 100 À 0 KM/H 36,3 mètres
ACCÉLÉRATION LATÉRALE 0,83 g (en moyenne)
ÉPREUVE DU HUIT DE MOTOR TREND 27,7 secondes à 0,61 g (en moyenne)
CONSOMMATION DE CARBURANT SELON NOTRE PROGRAMME COTES RÉELLES 11,8/7,8/10,0 L/100 km
ÉCONOMIE DE CARBURANT EN VILLE, SUR LA ROUTE ET COMBINÉE SELON L’EPA 9,1/7,4/8,4 L/100 km
CONSOMMATION D’ÉNERGIE EN VILLE ET SUR LA ROUTE 81/65 kWh/100 km
ÉMISSION COMBINÉE DE CO2 191,7 g/km