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Premier essai de la Fiat 124 Spider Classica 2017 : plus tranquille

Essai de la version Classica de la « Fiata » turbocompressée

Essai de la version Classica de la « Fiata » turbocompressée

Une âme italienne dans un corps japonais : voilà la façon la plus juste de décrire la Fiat 124 Spider 2017. On la surnomme d’ailleurs « Fiata », un sobriquet tout à fait approprié puisque le cabriolet est basé sur la Mazda MX-5 Miata et construit à ses côtés à l’usine d’Hiroshima du constructeur japonais. Mais le produit final est beaucoup plus complexe qu’un simple échange d’insigne et de pare-chocs. La 124 Spider est bien distincte de la Miata, autant à l’extérieur que sous le capot.

Elle est alimentée par un moteur turbocompressé à quatre cylindres en ligne de 1,4 litre développant 160 chevaux et 184 lb-pi de couple. Sur notre véhicule d’essai, cette puissance était transmise aux roues arrière par une boîte de vitesses manuelle à six rapports. Une boîte de vitesses automatique à six rapports est aussi offerte en option. La Miata, elle, est équipée d’un moteur de 2,0 litres à quatre cylindres en ligne et à aspiration naturelle qui développe 155 chevaux et 148 lb-pi de couple.

Dès le départ, on peut facilement assumer que la Fiata, légèrement plus puissante, devrait être plus rapide que la Miata. Inévitablement, certains seront tentés de faire un rapprochement entre la Fiata et la Miata, mais nous attendrons l’occasion d’effectuer une comparaison officielle avant de formuler une conclusion. (Les abonnés au service Motor Trend OnDemand auront probablement l’occasion d’assister au duel entre les deux cabriolets plus tôt que tard.) Sans oublier le fait que nous n’avons pas les données nécessaires pour une comparaison en bonne et due forme. Notre 124 Spider Classica d’essai est un modèle de base équipé de roues de 16 pouces, d’une configuration de suspension de base et d’un différentiel arrière ouvert, et la seule Miata à boîte manuelle que nous avons conduite est un modèle Club intégrant de nombreux éléments haut de gamme, comme un différentiel à glissement limité, une suspension plus rigide et de larges pneus taille basse de 17 pouces. En fait, l’équivalent italien de la Miata Club serait plutôt la 124 Spider Abarth. Vous pourrez lire un article sur le premier essai de ce modèle en particulier.

2017 Fiat 124 Spider Classica front three quarter 02

Maintenant que cette question est réglée, passons aux chiffres. Au meilleur de sa forme, notre Fiata Classica a réussi à passer de 0 à 100 km/h en 6,5 secondes, un bon résultat, mais légèrement inférieur à celui de la Miata Club, qui atteint 100 km/h en 5,8 secondes. Rappelons que ces deux modèles ne sont pas tout à fait équivalents, mais nous pouvons supposer que l’accélération de la Miata ordinaire ne serait que quelques dixièmes de secondes plus lente que celle du modèle Club. L’un des éléments qui ralentissent la Fiata est son poids : à 1101 kg, la Fiat au lourd moteur turbo pèse environ 60 kg de plus que la Mazda. Cinquante-quatre pour cent de ce poids est réparti vers l’avant, soit 2 % de plus que sur la Miata.

Son poids n’est pas le seul coupable de ce ralentissement. Il y a aussi le délai d’accélération, très présent. Même si le moteur à aspiration naturelle de la Miata se lance rapidement dès que le conducteur appuie sur l’accélérateur, celui de la Fiata ne se réveille réellement que lorsqu’il tourne à 3500 ou 4000 tours par minute. Ce retard est particulièrement apparent lorsque l’on surveille l’accélération jusqu’à 50 km/h; la Fiata a besoin de 2,3 secondes, tandis que la Miata Club prend 1,8 seconde. Et même si le turbo de la Fiat offre une performance admirable au quart de mille, son résultat de 14,9 secondes reste en deçà des 14,5 secondes de la Mazda.

2017 Fiat 124 Spider Classica front three quarter in motion 02

Lors de l’épreuve du huit, notre équipe d’essai a noté un léger sous-virage au début des courbes. Mais lorsque la puissance revient, la Fiat n’hésite pas à laisser sa partie arrière glisser. Les freins ont perdu un peu de leur efficacité vers la fin de la journée, mais la pédale est demeurée solide.

Même si on s’amuse à laisser la voiture déraper sur une piste consacrée, on apprécie moins ce genre de manœuvre accidentelle sur les routes escarpées de montagnes, où nous préférons généralement activer le système d’antipatinage. Réussir la sortie des courbes au volant de la Fiat demande une grande finesse avec la pédale d’accélération, sinon le turbo fonce avec trop de puissance et les minces pneus de 195 millimètres de large perdent leur adhérence à la chaussée; un conducteur moins précis regrettera la distribution de puissance prévisible de la Miata. Fiat a calibré la suspension de la 124 Spider de manière à éliminer une partie du mouvement de roulis caractéristique de la Miata, et l’effort a porté ses fruits. Dans les virages, la Fiata est beaucoup plus stable que la Mazda. Mais l’une des choses que l’on apprécie tant de la Miata, c’est à quel point elle est amusante dans les virages, avec le mouvement exagéré de sa carrosserie et sa capacité à maintenir une bonne adhérence et une vitesse acceptable. On ne retrouve pas de ce genre d’allégresse derrière le volant de la Fiata.

Là où la Fiat excelle, c’est sur l’autoroute. Le moteur roule au centre de la partie la plus forte de sa courbe de puissance, et pour le conducteur, se faufiler entre les voitures et dépasser les véhicules plus lents est un jeu d’enfant. La conduite est relativement fluide à haute vitesse; le petit cabriolet réussit très bien à masquer les bosses et autres imperfections de la route. La Fiat est également plus silencieuse que la Mazda grâce à de nombreux éléments conçus pour atténuer le bruit, comme le verre anti-acoustique et l’isolation supplémentaire du toit souple. Si vous voulez une sonorité d’échappement robuste et réjouissante, vous devriez opter pour la version Abarth sportive – l’échappement de la Fiata n’émet aucun son.

Sur le papier, sa performance est intéressante, mais ceux et celles pour qui ces chiffres sont très importants seront mieux servis par l’Abarth. La Classica plaira surtout aux conducteurs qui aiment se promener au volant d’un cabriolet à prix raisonnable, le toit baissé, à une vitesse tranquille et agréable.

Fiat 124 Spider (Classica) 2017
PRIX DE BASE 30 995 $
PRIX DU MODÈLE AMÉRICAIN TESTÉ 27 285 $ US
PARTICULARITÉS DU VÉHICULE Moteur à l’avant, propulsion, cabriolet 2 portes pour 2 passagers
MOTEUR 1,4 L, 4 cylindres en ligne à 16 soupapes et à SACT, 160 chevaux et 184 lb-pi de couple
BOÎTE DE VITESSES Manuelle à 6 rapports
POIDS À VIDE (RAPPORT AVANT/ARRIÈRE) 1101 kg (54/46 %)
EMPATTEMENT 230,9 cm
LONGUEUR x LARGEUR x HAUTEUR 405,4 cm x 174,0 cm x 123,2 cm
ACCÉLÉRATION DE 0 À 100 KM/H 6,5 secondes
QUART DE MILLE 14,9 secondes à 150,0 km/h
FREINAGE DE 100 À 0 KM/H 34,4 m
ACCÉLÉRATION LATÉRALE 0,85 g (en moyenne)
ÉPREUVE DU HUIT DE MOTOR TREND 26,4 secondes à 0,67 g (en moyenne)
ÉCONOMIE DE CARBURANT EN VILLE, SUR LA ROUTE ET COMBINÉE SELON L’EPA 9,0/6,7/7,8 L/100 km
CONSOMMATION D’ÉNERGIE EN VILLE ET SUR LA ROUTE 81/60 kWh/100 km
ÉMISSION COMBINÉE DE CO2 186 g/km