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Premier coup d’œil : Ferrari Portofino

La California T est morte, vive la Portofino!

La California T est morte, vive la Portofino!

La Ferrari California n’a jamais été particulièrement populaire. Lorsqu’elle est débarquée chez les concessionnaires en 2010, elle était plus lourde que la Ferrari 599 GTB Fiorano, mais moins puissante que la F430. Il s’agissait également d’un cabriolet à toit souple et à moteur avant. Mais dans notre article sur nos premières impressions de la California, nous avons plutôt louangé la voiture : « La California est une voiture grand tourisme sportive très compétente, offrant une conduite comme on n’en voit rarement. Une réussite pour Ferrari. » La version améliorée, la California T, était encore plus impressionnante. Le problème résidait davantage dans la perception de la voiture par le public que dans la qualité de sa conduite. Ferrari a donc tenté de remédier à la situation en remplaçant la California par un nouveau modèle, la Portofino.

On remarque tout de suite que la Portofino a l’air beaucoup plus dynamique que la California : même en tant que California T, la voiture grand tourisme d’entrée de gamme de Ferrari arborait toujours un air un peu ahuri. Le nouveau carénage frontal de la Portofino, lui, a l’air plutôt sérieux et intimidant. De profil, les lignes de caractère de la voiture s’étirent jusqu’à ses ailes arrière musclées et évasées et à son arrière embelli par des feux circulaires doubles et un échappement quadruple. Certains des éléments esthétiques sont peut-être même un peu trop menaçants, comme si Ferrari essayait très fort de nous convaincre que la Portofino est un vrai bolide Ferrari. Mais dans l’ensemble, le design est réussi.

Sous le capot, Ferrari a amélioré le moteur V8 à turbocompresseur double de la California T pour qu’il développe 591 chevaux et 561 lb-pi de couple. Ferrari affirme que, grâce au tout nouveau châssis allégé, la Portofino atteint 100 km/h en seulement 3,5 secondes et que sa vitesse de pointe est supérieure à 320 km/h, ce qui est impressionnant pour une voiture pour quatre passagers. Ferrari promet également aucun délai d’accélération et un échappement calibré qui offrira un grondement encore plus fort lorsque le papillon est en position pleins gaz.

Même si la Portofino est commercialisée en tant que voiture grand tourisme, le constructeur italien assure avoir travaillé sur sa maniabilité. Elle possède un différentiel autobloquant électronique comme celui de la 488 GTB et des amortisseurs magnétorhéologiques à bobines doubles pour réduire le mouvement de roulis sans nuire à la qualité de sa conduite. Le rapport de direction a également été réduit de 7 % pour une meilleure réactivité.

Bien sûr, en tant que voiture grand tourisme, la Portofino a droit à un habitacle confortable et raffiné. On y trouve un écran d’infodivertissement tactile de 10,2 pouces, un nouveau volant, des sièges à réglage électrique en 18 positions et de nouveaux dossiers qui donnent l’impression que les sièges arrière sont plus spacieux dans les rares cas où un passager y prend place. De plus, puisque cette voiture profilée est également un cabriolet à toit rigide, Ferrari a amélioré le système de climatisation pour assurer le confort des passagers lorsque le toit est abaissé lors des chaudes journées de l’été italien, sans oublier le nouveau bouclier à vent qui devrait atténuer le bruit du vent et réduire de 30 % le débit d’air dans l’habitacle.

La Portofino sera dévoilée le mois prochain au Salon de l’auto de Francfort. Son prix n’a pas encore été annoncé, mais il devrait tourner autour de 230 000 $, comme la California T.