Essais

Premier coup d’œil à la Chevrolet Corvette ZR1 cabriolet 2019 : un message clair

Aucun compromis avec la plus puissante des décapotables

Aucun compromis avec la plus puissante des décapotables

Vous voulez faire une entrée remarquée à votre club privé? Votre toute nouvelle Chevrolet Corvette ZR1 cabriolet 2019 se fera entendre un mille à la ronde par le grondement de son V8 suralimenté de 6,2 litres. Puis, tous apercevront un long capot orné d’un refroidisseur intermédiaire et complimenté d’un aileron démesurément haut à l’arrière.

Oui, la reine est de retour en 2019, mais cette fois avec une option cabriolet, pour ceux qui ne veulent pas de coupé avec toit rigide amovible. Il s’agit en fait de la première ZR1 décapotable depuis l’apparition du modèle, en 1970.

Le coupé atteint une vitesse de pointe de 341 km/h et le cabriolet pourra aussi filer au-delà de 320 km/h. La première série de tests effectués par Chevrolet a révélé un temps de 3,0 secondes pour l’accélération de 0 à 100 km/h et un quart de mille complété en un peu moins de 11 secondes avec la boîte de vitesses automatique à huit rapports.

Les modèles coupé et cabriolet seront tous deux mis en vente ce printemps et se détailleront à partir de 119 995 $ US et 123 995 $ US, respectivement (les prix canadiens ne sont pas encore connus).

L’équipe de Corvette savait depuis le tout début que cette ZR1 ne serait pas ordinaire puisqu’il était grand temps de présenter la reine en version cabriolet avec une boîte de vitesses automatique. Il suffit d’appuyer sur un bouton pour que le toit disparaisse en 21 secondes – une opération qui peut être faite à distance ou même pendant la conduite, jusqu’à une vitesse d’environ 50 km/h.

Les cabriolets font partie de l’héritage de Corvette. En effet, le tout premier modèle dévoilé en 1953, au Salon de l’auto de New York, était décapotable : il s’agissait d’une voiture de salon exposée au kiosque Motorama. Par la suite, 300 unités de la Corvette cabriolet blanche avaient été construites à la main pour l’année-modèle 1953. La Sting Ray de 1963 nous a proposé un coupé, tandis que la C3 nous a fait découvrir le toit décapotable en T.

« L’idée d’un cabriolet ne nous a jamais quittés », a affirmé Tom Peters, directeur du design pour la division performance de Chevrolet. Pour lui, l’arrivée de ce modèle était écrite dans le ciel, même au stade préliminaire du programme, alors que personne ne savait jusqu’où pourrait mener toute cette puissance.

Le moteur V8 suralimenté de 6,2 litres à poussoir et à petit bloc-cylindres produit 755 chevaux et 715 lb-pi de couple, aidé par le compresseur volumétrique de 2,65 litres.

Le V8 (par ailleurs appelé LT5 malgré le fait qu’il garde la traditionnelle configuration de soupape en tête, deux soupapes par cylindres de Corvette) est-il arrivé à la puissance maximale qui peut être poussée d’un moteur avant vers les roues arrière? L’ingénieur en chef Tadge Juechter évite un peu la question. « Chaque fois que nous croyions avoir atteint le maximum, nous avions tort », a-t-il dit pour éviter de parler d’une Corvette à moteur central qui pourrait introduire la prochaine génération et le très attendu passage vers un moteur à double arbre à cames en tête.

Pour l’instant, la ZR1 est la Corvette la plus puissance à ce jour, et ceux et celles qui se procureront la version cabriolet n’auront aucun compromis à faire. Le cabriolet possède le même soubassement de carrosserie que le coupé, ainsi que la même voie de châssis en aluminium sans avoir besoin d’éléments de carrosserie et le même ajustement de suspension. « Les éléments d’un cabriolet s’assemblent tout naturellement », a affirmé M. Juechter. À part les quelques ajustements structuraux nécessaires pour accommoder le toit pliant, on a que déplacé les supports des ceintures de sécurité. Et même avec quelques éléments en plus, le cabriolet pèse moins de 27 kg de plus que le coupé, dont le poids à vide est de 1615 kg.

Comme le coupé, le cabriolet est livré avec soit une ailette inférieure avec montant-support, soit avec une aile très haute ancrée à même le châssis qui produit jusqu’à 431 kg de déportance et qui nécessite une aile avant dans le répartiteur d’air pour éviter que le nez de la voiture se soulève. L’aile élevée sera offerte dans l’ensemble de performance ZTK, moyennant un supplément de 2995 $ US.

Chevrolet offre toujours la boîte de vitesses manuelle à sept rapports, mais les intéressés peuvent aussi choisir pour la première fois sur une ZR1 une boîte automatique, c’est-à-dire la boîte à huit rapports et à palettes de passage de rapports de GM. La nouvelle boîte à dix rapports n’est pas adaptée à la voiture. La gamme reçoit également le premier système d’injection double de carburant du constructeur, qui complète l’injection directe par une injection supplémentaire dans la lumière d’admission. Les prévisions pour la consommation de carburant selon l’EPA sont respectivement de 15,7/10,7 L/100 km en ville et sur route pour la boîte de vitesse manuelle et de 18,1/10,2 L/100 km pour la boîte automatique.

Selon M. Juechter, la ZR1 2019 représente ce que recherchent les clients d’aujourd’hui; il s’agit de leur bolide de rêve. C’est pour ça que le constructeur a choisi d’offrir une boîte automatique ainsi qu’une version cabriolet.

« Les gens en veulent toujours plus », a dit M. Peters, affirmant qu’il aime l’allure abaissée et élargie du cabriolet. « Les formes audacieuses de la voiture attirent les regards. L’aileron sera tout à fait exagéré sur le cabriolet. Il n’y aura aucun moyen de l’ignorer. C’est le cadeau qu’on vous offre. »

N’oublions pas la symphonie de l’échappement. M. Juechter affirme qu’il est possible d’entendre GM tester la ZR1 à des kilomètres de sa piste d’essai de Milford. Se basant sur le système d’échappement bimode offert par les autres modèles de Corvette, la ZR1 propose quatre modes aux sonorités différentes. En mode furtif, la ZR1 est plus silencieuse que la Z06. Au contraire, en mode piste, son vacarme est bien supérieur. Cela s’explique par la fermeture d’une soupape passive à ressort qui permet un débit d’échappement quasi illimité dans le but de maximiser les performances. Les deux autres modes se nomment tourisme et sport.

Selon M. Peters, pour profiter pleinement de l’expérience, il faut abaisser le toit et sélectionner le mode piste.

La production pour l’année-modèle 2019 débutera au début de l’an prochain à une usine rééquipée. Chevrolet prévoit vendre de 2000 à 3000 ZR1, sachant que l’usine de Bowling Green, au Kentucky, peut en fabriquer davantage au besoin. Celles-ci seront offertes en Amérique du Nord et au Moyen-Orient, mais pas en Europe. Ainsi, l’avant et le carénage frontal qui comporte quatre nouveaux radiateurs évitent d’avoir à respecter les normes européennes de protection des piétons. « L’avant n’a presque aucun carénage frontal; c’est presque uniquement des ouvertures », a décrit l’ingénieur en chef.

La part des cabriolets pourrait représenter 15 %. Selon le directeur du design, des propriétaires n’essaieront jamais leur voiture sur la piste. Ils préfèrent l’allure et la forme d’une décapotable, mais désirent quand même une voiture puissante et faire une entrée remarquée. « Imaginez vous garer à un restaurant dans une telle voiture de couleur orange », a-t-il lancé, évoquant le groupe de conception orange Sebring à la carrosserie, aux bandes décoratives sur le bas de caisse et le répartiteur, aux ceintures, aux piqûres et aux étriers de frein, tous orange. Elle pourra même loger deux sacs de golf à l’arrière, et ce, avec le toit abaissé.

Le coupé Corvette ZR1 2019 de Chevrolet est illustré ci-dessous.