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Le VUS de l’année Motor Trend 2017 : le Mercedes-Benz GLC 2016

Une catégorie populaire cernée à la perfection

Une catégorie populaire cernée à la perfection

Ce n’est pas la première fois que Mercedes‑Benz remporte les honneurs lors de notre concours du VUS de l’année. Par le passé, la vénérable marque de Stuttgart est repartie deux fois plutôt qu’une avec notre Compas d’or. C’est d’abord le VUS à trois rangées Classe GL qui a gagné le trophée en 2007, puis, six ans plus tard, c’est le GL de deuxième génération qui a décroché le titre convoité.

Curieusement, le premier VUS que Mercedes‑Benz a conçu pour les civils, le ML320 1998, n’avait pas reçu notre titre de VUS de l’année (principalement parce que nous n’avions pas encore eu le temps de le considérer réellement). Le ML320 a cependant remporté notre titre de Camion de l’année Motor Trend 1998, ce qui a sans doute accéléré la décision de créer un prix uniquement pour les VUS. Comme la Classe M a contribué à établir la catégorie des multisegments de luxe comme on la connaît aujourd’hui, il nous semble donc tout à fait approprié que le tout nouveau GLC soit le quatrième VUS orné d’une étoile à trois pointes sur son capot à repartir à la maison avec un de nos titres en moins de deux décennies.

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Ce véhicule ne pouvait arriver à un meilleur moment pour Mercedes. Dire que la catégorie des multisegments explose ne serait même pas encore assez fort pour exprimer réellement la situation actuelle. Les VUS compacts et intermédiaires haut de gamme ont atteint une masse critique alors que d’autres catégories qui ont toujours été populaires, comme celle des berlines familiales, perdent du terrain. Au mois d’août par exemple, les ventes de VUS ont augmenté de 25,4 % par rapport à l’année dernière. Souvenons-nous aussi qu’en raison de leur statut « haut de gamme », ces petits véhicules basés sur des voitures sont incroyablement rentables pour leurs constructeurs. On peut donc s’attendre à ce que le GLC apporte une excellente contribution au chiffre d’affaires de Daimler, à qui Mercedes‑Benz fournit la bonne arme, pour prendre part au bon combat, et ce, exactement au bon moment.

Avant de plonger dans le vif du sujet, à savoir pourquoi nous avons décerné ce titre à ce véhicule, examinons les fondements de ce VUS. Le GLC remplace l’ancien GLK, ce mini VUS mal-aimé aux lignes anguleuses et à la bouille de schnauzer qui sera toujours reconnu comme le personnage le plus crédible du film Sexe à New York 2. Vous oublierez cependant tout de cette vieille chose lorsque vous rencontrerez son remplaçant beaucoup plus compétent. L’appellation a été changée, passant de GLK à GLC, afin de se conformer à la nouvelle nomenclature de Mercedes. Ce qui est plutôt logique quand on y pense. Tous les VUS, à l’exception de la Classe G à visée militaire, arborent la particule GL. La lettre qui suit ce préfixe correspond à la catégorie dans laquelle le véhicule rivalise : le VUS de Classe A devient le GLA, celui de la Classe C devient le GLC, et ainsi de suite. Plutôt simple, n’est-ce pas?

Le GLC lui-même est un méli-mélo d’éléments de Mercedes. Plus précisément, il est constitué du châssis et de la mécanique de la Classe E et affiche l’aménagement intérieur et les fonctions électroniques de la Classe C. Il s’agit selon nous d’une façon particulièrement géniale de construire un multisegment. « Pour moi, l’un des facteurs décisifs a été le choix d’utiliser la plateforme de la Classe E et les caractéristiques de la Classe C. C’est une façon intelligente de concevoir un produit », a mentionné Alisa Priddle pour expliquer son vote.

Mike Accavitti, notre juge invité, a ajouté : « Dans l’ensemble, j’ai l’impression que c’est un excellent véhicule. Je pense que dès que nous ouvrons la porte du GLC, nous savons que nous montons dans un véhicule de Mercedes. La qualité des matériaux utilisés et l’élégance du design correspondent à ce que le constructeur nous propose habituellement, ainsi qu’à sa réputation. »

L’architecture utilisée est l’intelligente plateforme modulaire MRA (Modular Rear Architecture) de Mercedes. La même plateforme se retrouvera ultérieurement sous la tôle de 10 modèles, dont tous ceux de la Classe C et de la Classe E jusqu’au remplaçant de la défunte Classe R. L’empattement de 287,7 cm du GLC est presque à mi-chemin entre celui de la Classe C de 284 cm et celui de la Classe E qui mesure 294 cm. Cette longueur supplémentaire se traduit principalement par un espace accru aux sièges arrière, dont plus d’espace de dégagement pour la tête comparé à ce qu’offre un concurrent direct comme le Cadillac XT5.

Comme le GLC ne présente pas une finition intérieure aussi raffinée que celle de la Classe E, certains Allemands que je connais disent à la blague qu’il s’agit de la Classe E la moins chère que l’on peut acheter. À vrai dire, ils ne blaguent pas. La finition intérieure de la Classe C est la meilleure de sa catégorie, la majorité des gens n’arriverait pas à la distinguer de celle de la Classe E de toute façon. « Cet habitacle est tout simplement splendide, a affirmé Christian Seabaugh. J’ai monté à l’intérieur et je me suis immédiatement senti détendu. Les sièges sont moelleux comme un canapé, mais offrent un bon soutien. Tous les points de contact sont fort agréables au toucher et l’habitacle a l’aspect et la sensation du luxe. » Mike a rajouté : « L’habitacle semble franchement luxueux avec tout ce cuir et ce bois. J’aime le fait que le système d’infodivertissement nous avertisse de ne pas nous laisser déconcentrer par lui, mais présente tous ces superbes écrans qui ne peuvent faire autrement que de nous distraire! » Angus Mackenzie a bien résumé l’esthétique de l’habitacle : « Il a l’air luxueux et haut de gamme, comme une mini Classe S. Il établit le point de référence pour un VUS compact de luxe. »

Nous aimons également l’allure extérieure. Contrairement au GLK, à l’allure plutôt singulière, qui n’a jamais ressemblé aux autres véhicules du constructeur allemand, le GLC est la ravissante version du style actuel de Mercedes dessinée par Gorden Wagener, directeur du design chez Daimler. « J’aime la façon par laquelle le nouveau langage de conception de Mercedes se traduit dans ce VUS. Bien qu’il ne soit pas flamboyant, il affiche tout de même une silhouette très attrayante », a expliqué Frank Markus. Angus a décrit la silhouette comme « très sobre ». Christian, pour sa part, a dit : « C’est un très beau “petit camion”. Vu de trois quarts de l’arrière, on dirait presque un Jeep Grand Cherokee, mais c’est indéniablement un Mercedes. » Je me range d’ailleurs de son côté à ce sujet, dans la mesure où c’est la première fois que le nouveau langage de conception du constructeur à l’étoile est bien harmonisé dans un ensemble unifié. Lorsque l’on examine le véhicule, peu importe l’angle, on voit clairement qu’il s’agit d’un GLC et son appartenance à la famille de Mercedes‑Benz est incontestable.

La seule version du VUS « pas si petit que ça » du constructeur que nous avons eu la chance d’essayer était le GLC 300 4MATIC. Sous le capot de ce véhicule grogne le moteur M274 turbocompressé de 2,0 litres à quatre cylindres en ligne, moulin omniprésent dans les modèles de la marque, qui déploie 241 chevaux et 273 lb-pi de couple. La puissance du M274 est acheminée par la boîte de vitesses automatique à neuf rapports du constructeur avant d’être transmise aux quatre roues du VUS. Malgré son poids de 1850 kg, le GLC 300 atteint les 100 km/h en un temps respectable de 6,8 secondes et franchit le quart de mille en 15,3 secondes à 144,4 km/h. Nous doutons cependant que l’acheteur nord-américain soit à la recherche d’une telle force de propulsion. « Ce moteur offre vraiment la sensation d’un V6. Une très bonne en plus », a expliqué Chris Walton au sujet de la puissance du petit moteur. Scott Evans a répliqué : « J’ai encore du mal à croire qu’il s’agisse d’un moteur turbocompressé à quatre cylindres en ligne. Il est si rapide et la puissance est toujours disponible. » Le seul point faible du GLC se trouve probablement du côté de la boîte de vitesses à neuf rapports. « De manière générale, la boîte de vitesses est efficace », a poursuivi Scott. Il a toutefois noté certains changements de rapports raides qu’il a décrits comme « anormaux ». Angus a fait la remarque que la boîte de vitesses pourrait être « un tantinet plus constante ».

Ces aspects ne sont que quelques petits défauts occasionnels d’un groupe motopropulseur habituellement fantastique. Dans l’ensemble, nous avons apprécié la conduite du GLC 300. Certains, comme Angus, n’ont pas été enchantés par la conduite sur les jantes optionnelles de large diamètre. Des jantes de taille inférieure enveloppées de pneus plus épais aideraient bien sûr à adoucir le tout. Nos deux rédacteurs en poste à Detroit ont tous deux rouspété que cette qualité de conduite peu reluisante serait tout simplement horrible sur les affreux nids-de-poule qui parsèment les routes de la capitale de l’automobile. Frank, par exemple, a déploré que le GLC offrait une « conduite beaucoup plus dure que celle du Cadillac XT5 », un véhicule qui a supposément été mis au point afin d’être en mesure d’affronter la chaussée détériorée par les intempéries de la ville de Detroit. Certains ont avancé comme hypothèse que la suspension avant avait peut-être subi de légers dommages sur la piste, particulièrement sur la portion hors route (involontairement) à grande vitesse. La géométrie aurait-elle été déréglée? Comme le pense Scott. Chris Walton a aussi formulé la remarque que le volant semblait croche. Peut-être étions-nous en train de sentir le petit pois sous le matelas? C’est ce que Mark Rechtin s’est demandé. « La conduite est sautillante et agitée, mais rien de trop horrible », a-t-il souligné au sujet de la conduite sur le simulateur recréant la brutale autoroute 110.

De retour à l’appréciation de la conduite. « La première chose que j’ai remarquée c’est à quel point l’habitacle est silencieux. À basse vitesse, presque aucun son de l’extérieur ne pénètre dans la cabine », s’est exclamé Scott. Il est vrai qu’à vitesse d’autoroute, on entend le bruit du vent, mais le véhicule réussit très bien à maintenir les bruits de la route à l’extérieur. Plus important encore, Scott a fait la remarque que le GLC 300 « bat la concurrence à plate couture » sur le front des niveaux sonores. Il poursuit en disant : « Le volant est magnifiquement fluide et bien équilibré. Le GLC est beaucoup plus souple et offre une conduite plus mature dans les virages que la Jaguar F-Pace qui, en comparaison, donne des coups. » Chris Walton a mentionné que le VUS était « facile à conduire en ville, sans accélération précipitée, tout en offrant un freinage doux et prévisible ». Une fois sur Cameron Road, il s’est rendu compte qu’il se « poussait à conduire de manière plus dure en raison de l’impression de confiance, de compétence et de prévisibilité que transmet le GLC ». Edward Loh, le patron, qui n’était pas friand du GLC alors que nous étions sur la piste d’essais, a changé son fusil d’épaule une fois à Tehachapi. Angus a de plus rajouté que le véhicule « semblait doté du châssis le plus agile qui soit, même plus agile que celui du F-Pace ». Remarque : Voilà qui est impressionnant, car Angus aime les Jaguar. À mon sens, on dirait qu’une touche de comportement sportif a été ajoutée dans le châssis du VUS de Mercedes‑Benz.

Tous les éléments mentionnés jusqu’à présent pointent en direction d’un VUS très bien conçu. Pour comprendre pourquoi nous avons voté pour le GLC comme meilleur de l’année, lisez ce que Jason Cammisa avait à dire à son sujet : « C’est un changement radical pour une marque de luxe allemande. C’est la toute première fois qu’un VUS est aussi bon, voire meilleur, que la berline de la catégorie de prix équivalente sur laquelle il est basé. Chacun des VUS présentés par le passé était construit selon une berline, mais n’était jamais aussi bien fait que son homologue. Les Allemands considèrent les acheteurs de VUS comme davantage attentifs aux prix (ils le sont) et plus enclins à accepter une qualité inférieure (ils le sont), les VUS étaient ainsi conçus pour se vendre en quantité. Le GLC, lui, semble avoir été construit pour être un bon véhicule Mercedes‑Benz en bonne et due forme. »

Cette dernière partie est peut-être la plus importante. Le GLC est un véhicule compact qui donne l’impression d’être aussi perfectionné qu’un modèle de Classe E, sinon de Classe S. L’actuelle W205 Classe C est la première berline compacte de Mercedes à transmettre autant cette impression de luxe et le GLC, pour sa part, est le premier VUS compact à le faire.

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« C’est un produit intelligemment ciblé qui offre un mélange économique de technologie et de mécanique de Classe C et de Classe E, dans une catégorie hautement populaire, à un prix étonnamment abordable », a expliqué Angus. Christian a lui aussi éprouvé une certaine difficulté quand est venu le temps de trouver des points négatifs au petit véhicule de Mercedes. « Le GLC est tout simplement fantastique. Il répond aux six critères sans flancher », a-t-il déclaré. Alisa a ajouté : « Il réussit à combiner élégance tranquille et réel plaisir. C’est mon choix numéro 1. »

Jeter un coup d’œil aux rivaux du GLC permet aussi de comprendre notre décision. Il fait directement concurrence au Lexus RX et au Cadillac XT5. Je nomme ceux-ci plus particulièrement parce lors d’un essai de comparaison que nous avons organisé avant notre concours du VUS de l’année, les trois modèles et une Cadillac XT5 se sont affrontés. Le GLC a battu la concurrence à plate couture. « Le GLC 300 remporte la médaille d’or. Surveillez-le, il pourrait bien décrocher le titre de VUS de l’année l’an prochain », avait écrit Chris Walton suite à cet essai. Quelle prédiction!

Comment le GLC se mesure-t-il aux autres populaires VUS allemands, l’Audi Q5 et le BMW X5? Certes se sont de solides concurrents, mais nous pouvons affirmer d’expérience que le GLC les surpasse. La même chose est vraie pour les petits joueurs de la catégorie, le Jaguar F-Pace, le Maserati Levante, le Porsche Macan, l’Acura RDX, l’Infiniti QX50 et le Volvo XC60. Ce sont tous d’excellents VUS haut de gamme, certains réussissent même à imiter le comportement de voitures sport, mais aucun n’est aussi bien conçu que le GLC de Mercedes‑Benz. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un critère officiel, être le meilleur dans une catégorie donnée aide grandement à obtenir des votes pour la première place.

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Même s’il n’est pas le plus séduisant des VUS, le GLC est sans hésitation le plus intelligent. Il s’agit d’un excellent choix dans cette fourchette de prix. Le design n’est pas piqué des vers, la finition de l’habitacle est de la toute première classe et l’ingénierie correspond à ce qu’il se fait de mieux dans la catégorie. Les données relatives aux essais de collision n’ont pas encore été publiées, mais nous savons cependant que le châssis sur lequel le GLC est construit se retrouve aussi à la base de l’une des voitures les plus sécuritaires à parcourir nos routes. De plus, même si ce véhicule nous a tous surpris par sa puissance, son moteur ne déplace que 2,0 litres, ce qui signifie que le moulin est aussi incroyablement efficace. Parmi nos critères d’évaluation, celle qui a probablement le plus d’incidence sur notre décision serait sans aucun doute le respect du rôle prévu. Existe-t-il un autre VUS compact sur le marché qui est aussi compétent que celui-ci? Un VUS qui apportera autant de satisfaction à ses propriétaires? Pas cette année en tout cas. Je laisserai le mot de la fin à Jason Cammisa, car sa pensée reflète les nôtres : « Mercedes l’emporte ».