Essais Listes de voitures

Essai du GMC Acadia Denali 2017 : prêt pour les vacances de la construction

Plus de 1100 km à bord du chic VUM de GMC

Plus de 1100 km à bord du chic VUM de GMC

Après avoir fait l’essai du GMC Acadia, finaliste à notre concours du VUS de l’année de l’an dernier, j’ai eu l’impression qu’il s’agissait d’un véhicule très confortable lors de longs voyages. Pour vérifier mon hypothèse, j’ai loué un Acadia Denali pour le long week-end du 4 juillet dernier. Lors de notre voyage en famille, nous avions prévu de visiter à trois reprises notre projet de rénovation d’un chalet sur le bord d’un lac, de passer rendre visite à grand-maman et de faire des achats, dont à une vente-débarras rurale (j’y ai trouvé une scie à onglets électrique!) et à une immense liquidation qui nous a permis d’équiper la cuisine du chalet. Et pendant tout ce temps, l’Acadia s’est comporté admirablement, offrant une conduite ressemblant à celle d’une voiture. Même si ma semaine a été très occupée, j’ai pu relever de nombreuses réussites et quelques ratés.


Réussite : le style

J’ignore pourquoi, mais les lignes du véhicule sont très agréables à mes yeux; j’ai envie de le laver à la main simplement pour regarder le savon couler sur ses jolies lignes et courbes. La peinture cerise noire métallisée dont il est recouvert est également fort jolie. Fait amusant : vous devrez débourser un peu plus que prévu pour cette peinture, comme pour toutes les autres offertes en option sur l’Acadia Denali. (Les frais supplémentaires vont de 495 $ à 1195 $ pour le blanc givré triple couche.) Je crois que nous pouvons déjà ajouter 495 $ au prix de base, parce que je suis pas mal certain que GMC ne vendra pas un seul modèle Denali « de base » recouvert de l’apprêt gris pâle.


Réussite : l’espace pour les passagers

Assis à l’avant ou à la deuxième rangée de l’habitacle, il est difficile de remarquer à quel point la taille du véhicule a été réduite pour l’année modèle 2017. Les deux rangées offrent amplement d’espace de dégagement et une excellente visibilité, surtout si vous choisissez le toit ouvrant double SkyScape à 1685 $. La troisième rangée, elle, est plus exiguë qu’avant, mais le mécanisme d’inclinaison et de glisse vers l’avant de la rangée du milieu permet d’y accéder aussi facilement.


Raté : la largeur de l’espace de chargement

L’Acadia est aussi agile qu’un véhicule intermédiaire, mais il ressemble toujours à un véhicule pleine grandeur. J’ai donc été déçu de constater que l’espace de chargement était trop étroit de 15 cm pour transporter une planche de quatre pieds sur huit pieds. En fait, même en diagonale, les planches ne rentrent pas, puisque la plus grande distance entre un coin et l’autre est d’un peu moins de quatre pieds à 119,4 cm.


Réussite : l’espace de chargement

Heureusement, la profondeur et la hauteur de l’espace de chargement compensent son étroitesse, et nous avons rempli l’espace de 1180,8 L derrière la deuxième rangée à quelques reprises pendant le week-end. Nous avons même temporairement replié l’un des sièges capitaine – lorsque les deux sièges sont repliés, l’Acadia offre 2237,0 L d’espace de chargement.


Raté : l’absence de barres transversales sur le porte-bagages

Pourquoi la plupart des VUM/VUS modernes ont droit à des porte-bagages de toit à brancards latéraux, mais sans barres transversales? Avant, le tout était installé en même temps. Le poids des barres fait augmenter la consommation de carburant, mais c’est aussi le cas des brancards, non? Lorsque j’ai dû transporter de minces planches de contre-plaqué de quatre pieds sur huit pieds, j’ai dû me débrouiller en attachant une palette sur les brancards latéraux. Au moins, ceux-ci étaient assez longs pour me permettre d’attacher trois sangles à cliquet pour transporter lentement les matériaux sur une distance de 2,4 km.


Raté : l’absence de marches

J’ai quand même eu de la difficulté à préparer mon chargement au transport, puisque je ne savais pas où grimper pour réaliser les divers nœuds dont j’avais besoin. La moulure est conçue pour nous décourager de nous tenir sur les bas de caisse, et le pare-chocs arrière incliné et peint n’est pas non plus idéal pour l’escalade. Bien sûr, le groupe commodité extérieure règle ce problème (et le précédent), en ajoutant des marchepieds moulés et des barres transversales au porte-bagages, moyennant un supplément de 1140 $.


Réussite : le point d’accès sans fil 4G LTE

Un détail que j’ai grandement apprécié de « mon » Sierra Denali d’essai à long terme est sa connectivité; en fait, sur le marché, toutes les marques de GM sont des chefs de file en la matière.


Réussite : l’économie de carburant (en mode traction avant)

Sur l’ordinateur de bord, j’ai pu constater qu’en roulant en mode traction avant à des vitesses entre 88 et 102 km/h sur les routes de campagne, ma consommation de carburant est demeurée très près de celle calculée par l’EPA, soit 9,4 L/100 km sur la route. (J’ai dépensé un peu plus de carburant sur l’autoroute, lorsque je roulais entre 112 et 128 km/h.) Pas mal pour un véhicule de cette taille.


Raté : l’absence de rappel pour la traction intégrale

Cette excellente consommation est en partie due au débranchement de l’arbre de transmission et d’autres éléments de la traction intégrale pour réduire la friction et autres pertes. Lors de nos précédents essais, nous avions mentionné la crainte que les conducteurs habitués aux systèmes de traction intégrale automatiques fassent tourner leurs roues et s’embourbent avant que l’affichage central ne leur rappelle d’activer la traction intégrale (à partir du sélecteur rotatif). L’équivalent estival de ce problème serait d’activer la traction intégrale pour traverser le chemin de terre qui mène au chalet, puis d’oublier de la désactiver une fois de retour sur l’asphalte. En restant en mode traction intégrale plus longtemps que nécessaire, ma consommation de carburant est passée à 11,4 L/100 km en moyenne sur une distance de 1166 km. (La consommation combinée selon l’EPA est de 11,8 L/100 km.)


Réussite : l’interface utilisateur tactile

L’interface utilisateur constituée d’un écran tactile et de boutons est l’une des plus intuitives sur le marché. De plus, elle possède de vrais boutons rotatifs comme on les aime pour le son et les réglages de la radio. C’est un véritable miracle!


Raté : le régulateur de vitesse adaptatif saccadé

Le régulateur de vitesse de GMC semble toujours surpris lorsque la circulation se densifie et ralentit. Le freinage est alors plus sec qu’il devrait l’être, et vos passagers vous demanderont si c’est votre faute ou celle du système. Ça laisse à désirer. Je préfère également les systèmes qui m’envoient un signal lorsqu’ils détectent un véhicule plus lent, ce qui me donne le temps de changer de voie avant que le système ne freine sèchement, me faisant perdre de la vitesse.


Réussite : le rappel de regarder sur la banquette arrière

Une excellente idée qui ne coûte pas très cher et qui pourrait sauver la vie d’un bébé ou d’un chien laissé dans un véhicule en plein soleil. Mais savez-vous aussi quel genre de rappel ne coûterait presque rien à installer? Quelque chose sur le tableau de bord indiquant quel mode de conduite est activé. Comme ça, on risquerait moins de rester coincé l’hiver ou de dépenser plus de carburant que nécessaire en faisant tourner les roues l’été.

Pour en lire davantage au sujet du GMC Acadia 2017 :