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À l’intérieur de l’Infiniti QX50 2019

Un multisegment à la fine pointe de la technologie

Un multisegment à la fine pointe de la technologie

Dix ans se sont écoulés depuis la dernière refonte totale du multisegment compact d’Infiniti, maintenant baptisé QX50. Malgré plusieurs mises à jour, son intérieur n’a pas aussi bien vieilli que celui de ses rivaux. Heureusement, le constructeur nous réserve une toute nouvelle génération de son véhicule pour l’année-modèle 2019. Loin de copier le caractère sobre de ses rivaux Audi et BMW, le QX50 y va pour un look plus audacieux qui se remarque particulièrement dans notre véhicule d’essai tout équipé en version Essential, la plus haut de gamme, et avec l’ensemble Autograph. En matière de raffinement intérieur, comment le QX50 se positionne-t-il par rapport au reste du segment? Regardons tout cela de plus près.

Vous voulez savoir comment s’est déroulé notre premier essai du QX50? Lisez notre article juste ici.


Des matériaux bien choisis

Avec l’ensemble Autograph de 2000 $ US (environ 2500 $), qui nécessite l’ajout d’autres ensembles optionnels totalisant 8050 $ US (environ 10 100 $), les passagers du QX50 seront entourés de matériaux spéciaux avec, par exemple, des sièges recouverts de cuir semi-aniline et de surpiqûres matelassées, également flanqués de passepoils distinctifs. Le rembourrage est confortable sans être trop moelleux et la qualité est la même pour les passagers avant et arrière. Sur le tableau de bord, on retrouve du cuir brun et de l’ultrasuède bleu, un genre de cuir artificiel qui ressemble fortement à du vrai suède. Dans les voitures de luxe, l’ajout de garnitures de bois peut rapidement se gâter, mais ce n’est pas le cas dans notre QX50 d’essai où du bois d’érable véritable s’agençait à des accents d’aluminium pour créer un look à la fois naturel et moderne. Tous ces matériaux – le cuir brun, l’ultrasuède et le bois – s’alignent d’une portière à l’autre en passant par le tableau de bord, créant un habitacle enveloppant et invitant.


Deux écrans valent mieux qu’un?

Certains constructeurs sont d’avis qu’un seul écran d’infodivertissement n’est plus suffisant. Tout comme dans certains véhicules Acura, le QX50 est doté de deux écrans centraux : le plus élevé affiche le système de navigation et l’autre présente les commandes de contrôle habituelles. Infiniti a su améliorer la recette, puisque ses deux écrans sont tactiles. Cela semble peut-être exagéré, mais au moins, vous ne les confondrez pas, car ils ont des fonctions bien distinctes. Heureusement, on retrouve encore des commandes de contrôle physiques de chaque côté de l’écran inférieur permettant de régler la température de l’habitacle, le volume de la chaîne audio ou les stations de la radio. Si les écrans tactiles ne sont pas votre truc, vous pouvez toujours utiliser un sélecteur rotatif placé sur la console centrale.

Pratiquement tous ceux qui ont pris place dans le siège passager pendant mon essai du QX50 se sont émerveillés devant l’écran de visualisation du périmètre d’Infiniti. Au moment de manœuvrer pour entrer dans un espace de stationnement, le système se sert de quatre caméras pour fournir une vue du véhicule à vol d’oiseau sur l’écran supérieur. L’affichage clair est agrémenté d’un aperçu des alentours du véhicule, et le système est aussi guidé par des capteurs d’aide au stationnement.


Changeons de rapport un instant

Avec ses accents en aluminium et son recouvrement en cuir, le levier sélecteur du QX50 se fait invitant. Il est beaucoup plus petit et moins encombrant que celui de l’ancien modèle et a été positionné plus près de la main droite du conducteur. Les changements de rapports se font en douceur et sans effort. Si vous aimez plutôt les leviers avec des encoches franches entre chaque rapport, vous n’aimerez probablement pas celui-ci.


Espace et rangement

Somme toute, la banquette arrière est plus spacieuse qu’avant. Repensée pour 2019, elle offre des sièges inclinables qui peuvent aussi glisser et se rabattre presque à plat. L’aire de chargement est également généreuse et comprend un sous-plancher pour encore plus d’espace.

À l’avant, on ne retrouve que quelques compartiments de rangement, notamment une grande console centrale et les vide-poches habituels aux portes. Les porte-gobelets placés au-dessus du levier de commande ont reçu une petite touche européenne et peuvent être cachés lorsqu’ils ne sont pas requis. Cela dit, Infiniti aurait pu offrir davantage de compartiments si elle s’était contentée de seulement un écran d’infodivertissement.


Levez la tête

En version Essential, notre QX50 était équipé de série d’un grand toit panoramique que le conducteur peut ouvrir, fermer et incliner à la pression d’un bouton, avec en plus un écran pare-soleil pouvant aussi être déployé électroniquement. En levant la tête, vous remarquerez aussi que le pavillon de ce modèle est fait d’ultrasuède brun – en option, bien sûr, dans l’ensemble Sensory de 7500 $ US (environ 9400 $). Ce dernier doit obligatoirement être choisi pour avoir accès à l’ensemble Autograph mentionné plus haut.


Un prix qui en vaut la peine?

Les éléments intérieurs uniques de l’ensemble Autograph donnent au QX50 de quoi se démarquer de ses rivaux. Avec cet équipement et presque tous les autres ensembles offerts pour cette version, notre véhicule d’essai tout équipé se détaille à 57 900 $ US (environ 73 000 $).

Le plus haut modèle de la gamme, l’Essential à traction intégrale, est équipé de série d’un système de chauffage et de climatisation à trois zones distinctes, des sièges en cuir, d’un système de navigation, des fonctionnalités reliées à une chaîne audio Bose à 16 haut-parleurs et caisson d’extrêmes-graves, d’un affichage tête haute, d’un régulateur de vitesse intelligent avec ProPilot Assist et assistance à la direction, des sièges chauffants et refroidissants et, finalement, d’un volant chauffant. Le prix est concurrentiel par rapport à d’autres modèles haut de gamme avec équipement similaire, comme les BMW X3 et Audi Q5. Contrairement à ses rivaux de segment, le QX50 n’offre cependant pas les technologies Apple CarPlay ou Android Auto, un groupe d’instrumentation entièrement numérique, ni plus de huit positions pour le réglage électrique des sièges avant. À notre avis, le prix est raisonnable pour un multisegment de luxe aussi esthétiquement plaisant, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, et dont la conduite est aussi agréable.